All Posts By

Lady Pénélope

La vie...

Grippe or not grippe ?

Non, ne paniquez pas, je ne vais pas me faire l’arme d’une propagande pro ou anti-vaccination anti H1N1! Celle-ci a déjà commencé pour les personnels hospitaliers. Les sources plus ou moins bien informées («fiables» pourrait également s’appliquer) relayent chiffres et statistiques : où, combien, «ah bon, si peu» ou «tant que ça» ! Dernièrement l’interrogation se porte sur une éventuelle vaccination obligatoire de nos chères têtes blondes. V’là aut’chose…Sans vouloir choquer qui que ce soit, on peut constater que malheureusement LA grippe est devenue le sujet à la mode depuis quelques temps. L’été nous avait permis d’apprendre que Christophe Hondelatte, Virginie Ledoyen ou Benjamin Castaldi avaient été touchés, pfff… Ce n’était plus une Secret Story et les medias ont au contraire diffusé ces infos jusqu’à saturation. Non contents de nous gratifier des love stories des people de tous horizons, on nous accable désormais de leur état grippal ou non. Et ensuite ?

Comme le faisait remarquer un article paru dans la bible de miss Méca (Elle) il y a quelques mois, les dîners en ville offraient l’occasion de demander entre convives banquiers «alors, t’as eu ton Madoff». Aujourd’hui, la version automne/hiver s’articule autour de «alors t’as eu ta grippe» ? Thématique non moins indécente mais qui élargit le nombre de participants à un débat qui ne semble désormais plus réservé aux élites de la haute finance.

 

 

 
Deux points positifs à cette affaire (car oui, il y en a !). D’une part, elle offre l’occasion de revenir sur des notions anciennes mais rassurantes qui, il est vrai, étaient malheureusement sorties des habitudes communes. On voit ainsi fleurir des affiches vantant les mérites de se laver les mains régulièrement, de porter un mouchoir à son nez pour éternuer ou encore de s’abstenir de tousser dans le visage de son interlocuteur (sauf à vouloir attenter à ses jours car, dans ce cas, la grippe a bon dos) : des règles de bon sens et de vie en société sans caractère révolutionnaire en théorie.

Autre point à porter au crédit de THE flu (ben oui, c’est une pandémie, pensons à nos amis anglo-saxons), elle dope l’esprit d’initiative. Pour exemple cette création de masques customisés, dont le bon goût reste à confirmer…

 

 

Sérieusement, cette grippe existe, je ne vais pas le nier. Ce qui est préoccupant c’est l’effet de lassitude qu’elle provoque déjà et qui risque d’affaiblir la réactivité ou la mobilisation au cas où… A vouloir en faire trop, on obtient le résultat inverse. Il y a quelques mois, tous s’inquiétaient de ne pas trouver de vaccin, aujourd’hui, plus de 60% de la population ne pense pas se faire vacciner.

Elle.fr a rappelé hier les principes de base de la prévention au quotidien.

Que penser ? La grippe classique fait des milliers de morts chaque année. La «super-grippe» sera peut-être un feu de paille mais, dans le doute, restons vigilants sans céder à la panique ni l’indifférence…

 
Ecrans & toiles

Le talentueux Mr Damon

1997, Will Hunting, dirigé par Gus Van Sant est un de mes coups de foudre cinéma. Non seulement, j’apprécie le film mais j’aime l’idée que deux copains acteurs, à défaut de trouver rôles à leur mesure, imaginent un scénario qui leur ramène un Oscar à moins de 30 ans.

Matt Damon et Ben Affleck, ou les aventures hollywoodiennes de deux gamins qui ne se quittent plus depuis leurs 10 ans. Ajoutons pour la petite histoire que le second sera vu au bras de la bomba latina Jennifer Lopez avant d’épouser Sydney Bristow (pardon, Jennifer Garner). C’était pour la note people…

Mais concentrons nous sur Matt Damon. Après Le talentueux Mr Ripley (1998), il entre dans le clan des fidèles de Steven Soderbergh et tourne les Ocean’s Eleven, Twelve ou encore Thirteen (2001, 2004 et 2007) auprès de George C ou encore de Brad P. Il est également Jason Bourne dans les différentes « Peau » (qu’elles abritent Mémoire, Vengeance ou Mort en 2002, 2004 et 2007…).

Primo, le jeune homme est beau gosse, on n’oserait prétendre le contraire au risque de contredire le très bien renseigné magazine People qui le proclame « Homme le plus sexy du monde en 1997 ».
Ensuite, on le sait talentueux (son Oscar en témoigne, ainsi que le titre d’un de ses films), fidèle en amitié (avec Ben et ses camarades les arnaqueurs de Las Vegas), mari aimant, papa poule et bon acteur en général. Bref, il a tout pour lui…

2009, son dernier opus, The Informant, sous la direction du très prolifique Steven Soderbergh m’a laissée tout d’abord indécise, puis bluffée et enfin conquise.
Le pitch (minimaliste car une telle histoire ne se raconte pas sous peine de voir ma tête mise à prix) : un cadre loyal propose ses services au FBI pour dénoncer une escroquerie géante. Le film commence tranquillement, montrant comment, pourquoi, combien de temps dure l’observation. Au départ, je me suis demandé si l’ennui me guettait, si l’acteur était anesthésié du fait de sa conséquente surcharge pondérale ou si l’ami Soderbergh savait réellement où il voulait aller.

Mark Whitacre, qu’on qualifierait volontiers au départ de benêt intégral, s’avère très rapidement beaucoup plus torturé que prévu. Les tiroirs de l’intrigue s’ouvrent chacun à son tour dans une réalisation taillée au millimètre. Je ne raconterai pas la suite, mais là où on soupçonne l’anti-héros de naïveté compulsive, on se rend compte que celui qui a été manipulé dans l’affaire n’est pas celui qu’on croit. Bipolaire, peut-être, génial surement, en tous cas servi par un Matt Damon très en forme(s) dans une composition remarquable où on ne peut pas dire qu’il mise tout sur son physique. Une Oscarisation est à espérer…

Evidemment , le film ne fait pas l’unanimité et la critique l’égratigne parfois vigoureusement. De mon côté, je dirais que c’est une très belle réussite, un vrai « film politique » comme je les adore. Un mot encore, la dernière scène m’a laissé un peu le même goût que celle du sublime Usual Suspect (sorti en 1995, une référence ab-so-lue) avec Kevin Spacey, et surtout l’envie urgente de le revoir, c’est vous dire !

Tendances

Jolie sous la pluie

Ca y est. Nous y sommes… Après un mois de septembre digne d’un été indien façon Joe Dassin (ou à peu près), nous voici dans les températures pré-hivernales à humidité maximum.

Adieu tongs, paréo et panama (qui étaient déjà remisés depuis un moment il est vrai) et place aux outils de défense massive contre les frimas.
Pour ce week-end de mise en condition, portons notre attention sur les deux accessoires incontournables qu’il convient de se procurer sans délai, l’imper et les bottes.

Qu’il s’agisse d’un imperméable façon lieutenant Colombo, d’un ciré à la manière des pêcheurs bretons ou du trench véritable, il va falloir remettre la main dessus subito presto sous peine de ressembler à un lévrier afghan sous la pluie.


Mes coups de cœur en la matière, le ciré rose de la collection Patty Rain signé Patrizia Pepe ou THE trench Burberry, classique certes mais surtout incontournable, über glamourisé par la dernière campagne avec Emma Watson.

Le complément, la botte en caoutchouc. Non, ne souriez pas ! Le modèle de référence demeure celle de chez Aigle, surtout depuis qu’on la trouve parée de couleurs ou de motifs festifs mais la tendance se confirme vers le modèle Hunter, plus massive certes mais chez qui on trouve la fameuse collaboration avec Jimmy Choo. Sans aller jusqu’à cette série collector, Hunter propose un dégradé de couleurs parmi lesquelles la silver a ma préférence.


A nos dressings pour la transhumance été-hiver de nos chers vêtements !
La vie...

Lady téléphone maison (épisode 2)

Une parole est une parole et je vous avais promis de vous tenir au courant de mes tribulations téléphoniques. Je précise que, pour une fois, je n’aurais pas hésité à faillir à cette promesse, ce qui aurait signifié que tout allait pour le mieux dans le monde de feu Graham Bell.

Mais voilà, il semble que les dieux de la téléphonie, Essephar, Morange et Byrouges se soient ligués contre votre pauvre Lady Penny.

Je vous avais laissés dans le hall de mon immeuble, attendant patiemment THE technicien aux doigts de fée qui devait résoudre séance tenante l’affaire de cette scrogneugneu de Livebox. Evidemment, ce genre d’intervention se situe dans une plage horaire aussi large que la faille de San Andreas, du genre 8h-13h, ou encore 14h-19h, ce qui s’avère extrêmement confortable dans le cas d’une activité professionnelle « standard ». J’avais ainsi mandaté une bonne âme pour veiller au bon déroulement des opérations. Quelques câbles tirés ci et là, un peu de peinture arrachée et le coin de l’écran LCD (format megabig pas encore terminé de payer) griffé (« mais c’est pas grave ça ne se verra presque pas ma bonne dame ») plus tard, on m’annonce que tout est rentré dans l’ordre. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, « vous disposez désormais de la HD, vous verrez c’est formidable, on a fait tout ce qu’il faut ». Ouf !

Quel bonheur ce soir là de se lover dans un canapé moelleux, armée d’une boite d’After Eight king size (fallait bien ça pour apprécier le navet du jour). Qu’importe le programme pourvu qu’on ait la TNT ! Le bonheur a été court mais intense. Deux (oui, oui, 2) jours plus tard, plus d’internet, une image aussi pixellisée qu’une mosaïque de Chagall, plus de téléphone. Pfff…
En avant pour la pseudo hotline-accessible-via-une-ligne-fixe-qui-est-cuite-because-box-naze et re-carbonisation du forfait mobile… Bref, on me met en relation avec un technicien de niveau 2 (je n’ai pas osé demander combien il y en a, je suis sujette au vertige depuis que j’ai vu les 39 marches du regretté Alfred Hitchcock avec la sublime Kim Novak, je ne vous l’avais jamais dit ?). Celui-ci, étreint par la pitié que je semble lui inspirer, me rassure tel le bon pasteur de Walnut Grove dans la Petite maison dans la prairie, « tout ira bien, je vais m’occuper de vous « . Je ne sais pas s’il en va de même pour toutes les ouailles (pardon les abonnés) de l’opérateur au nom d’agrume mais j’ai osé entrevoir la lumière.

Re-rendez-vous entre 8h et 13h, mais avec un intervenant de niveau 2 (une cohérence toute soviétique), re-mandat auprès de mon sauveur de permanence. Re-intervention et coup de fil sur mon lieu de travail. Je décroche, transportée de joie à l’idée qu’enfin, le niveau 2 allait me sortir de mes limbes moyen-âgeuses et me ramener vers la civilisation. Quelle charmante attention que de m’appeler en direct-live !

Mouais… en fait, il s’agissait de me prévenir « au plus tôt » (tu parles après près de 6 semaines à réciter des incantations vaudoues et à carburer aux huiles essentielles calmantes et apaisantes) que le problème s’avère insoluble. KWA ? « Ben oui, m’dame, quand on a réparé la première fois, on a tout modifié pour la HD, mais il y a une telle perte de débit qu’il vous faut renoncer à la TV. Ben oui, il faut tant de megas pour internet+téléphone+TV. Ben oui, vu l’âge canonique de la fibre, elle ne peut pas supporter la HD, du coup pour vous faire faire des économies j’ai supprimé l’option TV (n’espérez même pas la récupérer c’est impossible) mais vous savez le téléphone et internet fonctionnent, c’est l’essentiel. En cas de besoin, n’hésitez pas à utiliser la hotline, c’est gratuit depuis une ligne fixe »…

Donc voilà où j’en suis. Je peux contacter la hotline, c’est merveilleux. En fait de programme du soir je vais appeler gratuitement toutes les plateformes d’assistance. Waou !
Je suis vilaine car je ne vous ai pas tout dit. Mon niveau 2 a eu la générosité extrême de me donner LE truc pour résoudre ce problème. « Vous n’en sortirez jamais, on ne peut pas revenir en arrière. Si vous voulez regarder la télé, déménagez »…

No comment, je n’en suis toujours pas remise…

Ecrans & toiles

Pauvre petit Nicolas

Comme chacun sait depuis près de 20 ans, « le lundi c’est ravioli » et le dimanche c’est cinéma, surtout quand la météo confirme cet adage.

Décidée à une séance familiale, le choix s’est porté sur Le petit Nicolas, le petit bonhomme au débardeur rouge, interprété par Maxime Godart (trognon tout plein), dont plusieurs générations ont suivi les aventures, savamment inventées par Goscinny et Sempé.

Nul n’oublie Agnan-le-chouchou-de-la-maîtresse-qu’on-ne-tape-pas-parce-qu’il-a-des-lunettes, Clotaire l’étourdi, Geoffrey et les sous de papa, Rufus qui s’y connaît en bandits parce que papa est policier, Alceste qui conjugue saucissons et gâteaux à tous les modes de cuisson. Il y a aussi la jolie maîtresse et Le Bouillon, le surveillant général, spécialiste en recopiage à l’échelle industrielle. Le casting des gamins est excellent et ils portent le film à eux tous seuls.

Quel bonheur de se dire que cette BD, qui appartient à l’imaginaire de chacun d’entre nous, allait enfin être mise en images. On annonçait Valérie Lemercier et Kad Merad, ainsi que Sandrine Kiberlain, autant dire que je m’attendais au meilleur.

Patatras, en fait nous avons eu droit au pire. Bon d’accord, je nuance mon propos et je reconnais les (déjà) 2 millions d’entrées. Les moins de 12 ans se sont régalés. Couleurs acidulées (surtout le maquillage de Valérie Lemercier, qui n’a rien à envier au bleu EDF), jolie 404 rouge de papa Kad ou encore Rolls Royce conduite par un jeune garnement qu’on penserait sorti de Mars Attacks (n’importe quoi Lady Péné, vu son âge, à la sortie du film de Tim Burton, il n’était même pas né), bermudas et culottes courtes, tout y est pour le plaisir des plus jeunes. Si on ajoute quelques gags légers comme une boite de raviolis en conserve ou un créneau made in Rémi Julienne, on peut s’arracher un sourire jusqu’à 14 ans.

Oui j’ai la dent dure, je l’admets et à ce point, ça ne m’arrive pas souvent. Mais voilà, le il s’agit de ma première BD de môme et j’espérais mieux. Certes, les histoires du petit Nicolas répondent à une écriture particulière, en épisodes. Mais il est dommage d’avoir tenté de reproduire ce modèle à l’écran. Une telle adaptation, bien que celle-ci ait été supervisée par Anne Goscinny elle-même, aurait mérité plus d’efforts et un tous cas un scénario plus nourri. Un peu, beaucoup, à la folie trop léger à mon avis.

Au final, les petits s’amusent certes, mais les grands, élevés au Petit Nicolas ressortent pour certains déçus. Pfff dommage…

Un coup de coeur spécial à la musique de Renan Luce, que petits et grands fredonnent sortant de la salle.

La vie...

Y croire, ou pas ?

Habituée depuis plusieurs années à répondre aux questions saugrenues (parfois), cocasses (souvent) et surprenantes (à coup sûr) de mes mini moi, je me suis retrouvée devant une véritable problématique il y a quelques jours.

J’avais déjà affronté l’épineuse affaire de l’existence du Père Noël, du lapin de Pâques ou encore de la petite souris. Certes, tout n’avait pas été traité le même jour, mais quand on commence à creuser ces dossiers, ils ont tendance à vérifier la loi des séries.

Le dernier morceau était de choix j’allais très vite m’en rendre compte. Tout a commencé lorsque ma mini moi numéro 2 est arrivée et m’a asséné avec son plus joli sourire que «bon, il y en un autre qui n’existe pas et qu’on a oublié dans la liste, c’est le Prince Charmant»…

Aargh, horreur et damnation, last but not least, la voilà qui mettait à terre le dernier bastion de l’imaginaire de l’enfance. Quoique, de l’enfance rien n’est moins sûr… Devant ma mine contrite, elle a eu (sans doute) pitié et a nuancé son propos, me demandant confirmation de cette impression persistante. J’ai demandé un délai…

En effet, concernant le monsieur en rouge et blanc qui se promène sous la neige avec une hotte, un pseudo lapin porteur de chocolat ou une souris diplômée de chirurgie dentaire, il y a peu de doute. Mais pour ce qui est du Prince Charmant ?

Je vous rassure tout de suite, le preux chevalier sur son destrier blanc prêt à terrasser le dragon pour sauver sa belle n’a plus cours depuis longtemps (si, si, promis, j’ai vérifié, désolée). Seul un certain Shrek s’y est essayé récemment, mais vu sa couleur et l’âne qui lui servait de monture, je relativise cette référence. Exit Shrek donc…

LA question posée était plutôt : «à quoi ressemble le Prince charmant aujourd’hui si toutefois il existe» ? Nombre de magazines féminins (mais pas seulement), d’ouvrages plus ou moins savants, de témoignages divers et variés n’indiquent pas une réponse absolue mais témoignent de l’importance du sujet. Ma grenouille aimerait savoir mais elle n’est pas la seule.
Il y a quelques années, Julia Roberts l’avait trouvé en Richard Gere qui avait troqué pur-sang contre limousine blanche, La Traviata, jet, cartes de crédit goldissimes ou platinumisées et palace à Los Angeles. Dans ce cas, et celui-ci seulement, le rêve devenait réalité. Mais n’est pas Pretty Woman qui veut et nous n’en demandons pas tant…

Sérieusement, voilà ce que j’ai envie de répondre. «Ma chérie, l’amoureux de Blanche-Neige, n’est pas celui de Cendrillon ni de la Belle au Bois Dormant (celui-ci présentant une dose de patience hors du commun…). Ton Prince Charmant sera quelqu’un qui acceptera tes qualités et tes défauts, avec qui tu partageras le bon et le moins bon et qui saura te remettre les idées en place (parce que vu ton fichu petit caractère ça risque d’être parfois rock’n roll). Et puis «vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants» est certes la fin des contes de fées mais n’est que le début de la vraie aventure. En effet, le jeune homme a certainement autant d’attentes que toi et il ne faudra pas l’oublier.»
En résumé, LE Prince Charmant n’existe certainement pas selon un modèle universel mais si on a la chance, un jour, de rencontrer celui qui lui ressemble fort, il est dommage de ne pas y croire. Une preuve encore ? Il était une fois Patrick Mamour Dempsey tombait éperdument amoureux d’une princesse échappée d’un monde imaginaire (histoire de changer de la mièvre Meredith Grey), alors pourquoi pas ?

Oui, le Prince Charmant existe, il suffit d’y croire 😉

Ailleurs

Milan : mode, foot et risotto

Vous l’aurez sans doute remarqué, mon week-end fashionistique à Milan m’a fait forte impression. Si, si, bien obligée d’avouer.
Premier choc milanais : deux défilés sublimes, différents certes mais tout aussi exceptionnels l’un que l’autre. On peut être fan de mode (ah, les jumeaux…), dénicheuse de tendances, abonnée à tous les magazines (papier ou web) du monde, quand on vit son premier défilé, on se sent comme Sheila qui chantait à la gloire de sa première surprise party ! Alors deux ! Imaginez le trauma…
La Fashion Week à l’italienne, ou la Milano Moda Donna, c’est Naomi, Claudia et Eva qui déclenchent une émeute en sortant d’un restaurant ou encore le quadrilatère d’or, (via della Spiga, via Monte Napoleone, via San Andrea et via Manzoni ) qui regroupe les plus grandes maisons de couture dont Dolce & Gabbana, Gucci, Gianfranco Ferre, Marni, Tom Ford, Ralph Lauren sans oublier toutes les autres…

Question tourisme, mention au Duomo, le « hérisson de marbre », une des plus grandes cathédrales de la chrétienté et, évidemment, la galerie Vittorio Emmanuele II qui abrite la boutique historique Prada. Un bémol cependant, cette magnifique galerie, qui accueille le Gucci caffe, Borsalino ou encore Tod’s, est envahie par un Mc Do oversize, comme quoi le mauvais goût made in Italy existe, hélas…
Milan, c’est aussi le foot. Ben oui, depuis le syndrome Coupe du Monde 1998, les filles ont le droit de dire qu’elles s’y connaissent en penalty ou en couleur de carton (pas seulement à chaussures ou à chapeau) sans risquer de commentaire acerbe. Merci Zizou, Laurent, Fabien, Lilian. Un bon match oui, mais quand c’est en live (si j’ose dire) dans un stade, là je vote pour, subito presto !
Mais Milan, c’est encore autre chose. Songez : pas moins de deux clubs pour la même ville et quels clubs !
L’Inter, 1er du championnat et fief de Matteo Materazzi, et le Milan AC (avec son président « historique » Silvio Berlusconi, tout un programme…) qui « culmine » à la 12ème place malgré la présence de Ronadinho. Un jour de derby milanais, nul doute que l’ambiance doit être électrique.
Notons cependant que ce doublé n’est pas une spécialité milanaise et que Rome pratique également l’exercice entre la Lazio et l’AS Roma.

Enfin n’oublions pas les plaisirs du palais. Un véritable risotto traditionnel milanais, au safran avec une pointe de parmesan, s’impose. En cas de petit creux (bien qu’après un risotto, c’est rare), le panettone reste une solution. Mais la merveille aux marrons glacées aperçue à la pâtisserie Sant Ambroeus va être difficile à détrôner !
Bref, Milan n’est certainement pas la plus belle ville d’Italie, mais elle a des charmes certains qu’il serait dommage d’ignorer. Un petit regret cependant, ne pas avoir été à la Scala. Qu’à cela ne tienne, ce sera l’occasion d’y retourner pour voir la Traviata.