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Unter den Linden 1988
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Berlin 1988

J’avais promis une minute vintage : la voici, la voilà. Après des fouilles qu’Howard Carter n’aurait pas reniées, j’ai remis la main sur les clichés aussi authentiques qu’argentiques du voyage scolaire à Berlin en 1988.
Le mur séparait la ville, la Trabant se déclinait en (au maximum) trois couleurs et (au plus) deux niveaux de finition, Checkpoint Charlie trônait au beau milieu d’un presque no man’s land et le passage « à l’Est » via le réseau de métro avait demandé toutes sortes de démarches, paperasses et autres visas.
27 ans ont passé et les choses ont (heureusement) bien changé.

Checkpoint Charlie 2015
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Ich bin eine Berlinerin #2

Seconde étape de l’aventure, la recherche des vestiges du mur. Devant la reconstruction agressive (comprendre : « ultra moderne, ultra rapide, ultra tout »), on peut s’interroger sur l’état d’esprit des berlinois devant ce pan de leur histoire.

D’un côté, on comprend la volonté de garder des reliques de cette époque difficile et tourmentée du « mur de la honte ». Quand on parle du devoir de mémoire à nos jeunes élèves, l’exemple de Berlin est un exemple aisé à comprendre. « Plus jamais ça », peut on espérer. Une ville, enclavée, encerclée, où les représentants du « monde libre » étaient isolés, donc eux-mêmes enfermés à l’intérieur d’un pays qui ne l’était pas vraiment (libre, vous suivez toujours ?), où des familles s’étaient vues séparées en une nuit et où la traversée d’un monde à l’autre pouvait coûter la vie du jour au lendemain. Etrange sensation il est vrai.

D’autre part, Berlin et l’Allemagne, au vu de leur puissance économique, pourraient être tentés de vouloir jeter un voile pudique sur ces événements peu glorieux. Certes, le mur apparaît, par ci par là, à travers un pan conservé presque miraculeusement ou grâce à l’intervention d’un autochtone gardien du temple qui vous arrête pour vous montrer un morceau du vestige. Celui ci sera habilement coincé entre deux immeubles colossaux ou écrasé discrètement entre deux portes cochères. Le tracé est représenté au sol par une fine ligne de pavés, parfois interrompue par une plaque explicative.
Rien de très visible et on se surprend à chercher où il pouvait bien passer…

Reichstag Berlin février 2015
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Ich bin eine Berlinerin #1

Au dernier siècle (que dis-je ? au dernier millénaire !), un audacieux voyage scolaire m’avait menée à la découverte de Berlin. Non pas Berlin, mais Berlin-Ouest et Berlin-Est puisqu’alors la ville était partagée par le « mur de la honte ». Celui-ci avait été érigé dans la nuit du 13 août 1961 sur environ 160 km. Si je remets la main sur les clichés (argentiques, donc vintage, donc rangés on ne sais où…), je les publie, promis. Il était temps de retourner sur les lieux pour re-découvrir la ville.
Première étape, l’un des (seuls) bâtiments reconnaissables, le Reichstag : imposante bâtisse qui abrite le Bundestag (parlement allemand ) depuis sa première séance le 4 octobre 1990. Il est aujourd’hui surmonté d’une énorme coupole périscopique signée Norman Foster siouplait, haute de 23m. Faite de verre et de miroirs, la structure est traversée par un entonnoir qui évacue l’air usé par la baie de la coupole, alors que l’air frais est pulsé vers la salle plénière des députés à travers d’immenses puits d’aération tout en récupérant la chaleur et en chauffant l’ensemble.

Mais toute cette élégante (et efficace) technologie offre également un toit-terrasse qui offre une vue imprenable sur la ville et ses environs. Sujets au vertige, réfléchissez ! Car pour parvenir au sommet de la coupole, il vous faudra emprunter l’une des deux impressionnantes rampes hélicoïdales. La montée est accompagnée par l’audio-guide qui vous expliquera, dans le détail et en français, chaque point du panorama.
Question organisation : la visite de la coupole est gratuite mais nécessite une réservation par email quelques jours à l’avance. Vous devrez y préciser l’heure de visite souhaitée, le nom des différents visiteurs ainsi que leur date de naissance ET, le jour venu, ne pas oublier votre pièce d’identité. Les contrôles de la sécurité sont rigoureux : n’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’un bâtiment officiel.

Venise by Lady Pénélope
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Balade à Venise

Après la Norvège et l’Autriche, les minis-moi globe-trotteuses se sont lancées à la découverte de Venise. Les petites veinardes ont ainsi découvert la cité des amoureux, sa lagune, ses canaux, sa place Saint Marc… Leur maman n’y étant jamais allée (promis, je vais finir par y remédier), elles lui ont rapporté de très jolies photos. Un bien beau reportage à partager : elles le valent bien. Merci mes z’amours :-)

Tombeaux Saadiens Marrakech
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Tombeaux saadiens (Marrakech #2)

Le séjour à Marrakech a été l’occasion d’une petite visite historico touristique. Non, il n’y a pas que la place Jemaa el Fnaa, le souk et les charmeurs de serpents. Au pied de la mosquée El Mansour se trouve la nécropole des rois Saadiens, qui ont régné au 16ème siècle à l’époque du grand sultan Ahmed al-Mansur Saadi (1578/1603) (c’était pour la minute culturelle). Les tombeaux, une soixantaine, ont été découverts en 1917 et sont régulièrement restaurés depuis. Le mausolée principal, une merveille,  est fait de stuc ciselé, les tombes de marbre de Carrare et la coupole de cèdre. Au beau milieu de la Casbah et de ses centaines de mobylettes, le silence règne. Magnifique.

La Koutoubia Marrakech
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Correspondances marocaines (Marrakech #1)

Il y a des lieux qu’on a envie de découvrir et on ne sait pas pourquoi. A force d’en parler, je suis (enfin !) partie pour la Perle du Sud. Le risque avec une idée préconçue, c’est d’être déçue quand la réalité rejoint la fiction. On m’avait mise en garde : « gaffe ma grande, c’est pas comme tu te l’imagines… ». Je m’étais donc conditionnée à rester objective, à abandonner mes fantasmes et à profiter de ce que mes yeux allaient découvrir. D’abord, il n’y a pas que les yeux : déjà, à la descente de l’avion, il y a la chaleur (because avec les 17° que je laissais derrière moi, 34° ça fait quand même une sacrée différence). Une expédition en taxi plus loin (la conduite marocaine vaut son pesant de tajine), nous longeons les remparts pour pénétrer dans la Médina. Point d’hôtel genre building à l’européenne avec piscine olympique et buffet italien ou espagnol mais un riad perdu au beau milieu de la vieille ville.

Point info : un riad doit, pour mériter son nom, comporter dans son patio quatre arbres plantés en terre ainsi qu’une fontaine. Beaucoup ont sacrifié ces plantations au bénéfice d’une piscine (ça plait plus aux touristes paraît il) et doivent être appelés un dar. Antoine, notre hôte, a bien insisté sur le sujet, je ne voudrais pas m’exposer à ses foudres certes bienveillantes. La fameuse maison d’hôte est perdue au milieu d’un dédale de petites rues (tellement petites qu’elles n’ont pas de nom) qui abritent, côte à côte, vendeur de babouches, réparateurs de mobylettes (aargh les mob’ et leur pilotage, tout un programme), marchands de tapis, boucherie (euh oubliez le terme « chaîne du froid », la viande attend, soigneusement posée sur une serpillère qui lui tient lieu de vitrine non réfrigérée), droguerie et autres ferronniers… Ca sent l’essence et l’huile de vidange, les épices et le thé à la menthe. Mais qu’importe.
J’ai repensé à Charles le Grand (Baudelaire pas l’autre) et à son sonnet des Correspondances : « les parfums, les couleurs et les sons se répondent« . C’était comme je l’avais imaginé et j’ai adoré.

Piccadilly
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Very good trip (Londres #3)

Après Notting Hill et la quête infructueuse de la porte bleue (info : il semblerait qu’elle a été vendue bouhouhou…) et le shopping intensif, j’ai tout de même sacrifié au parcours éduco-touristique. Londres est à l’heure des JO et se fait un lifting sérieux : on ravale quelques façades et rafraîchit quelques artères. Après 2 jours de beau temps, le smog et la bruine ont fini de parfaire le retour au cliché « en Angleterre, il fait moche ». Direction Regent street et la descente sur Piccadilly circus , Trafalgar square et, évidemment, Big Ben (qui était beaucoup plus grande dans mon souvenir, comme quoi faut retourner voir en live because ça datait pas d’hier). Sur les quais se trouve le London eye (une grande roue mégabig qui offre un point de vue imprenable sur London et ses environs). Une inquiétude de vertige plus loin (pfiou c’est que c’est haut ce bazar), ça valait le coup d’oser car le point de vue est, pour le coup, imprenable !

Comme nous sommes entre nous, j’avoue avoir craqué pour un achat so kitsch. En effet, après une longue hésitation entre la tasse du jubilé de la Queen (60 ans de règne, chapeau bas madame), l’assiette commémorative à la grâce de Diana ou encore la boule à neige Buckingham touch’, je me suis décidée pour THE torchon officiel du mariage de Kate et William (ouhai je sais, fallait oser). Ayé, j’ai une cuisine royale !

 

Tea Time Harrods
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Shopping time (Londres #2)

Aller à Londres et ne pas faire de shopping s’assimilerait à un crime et, à mon corps défendant évidemment, je me suis résolue (sous la pression des minis qui m’avaient fait une liste aussi longue que celle de mes résolutions de nouvel an, c’est dire…) à faire les boutiques. Oui je sais, l’amour d’une mère n’a pas de limites. Bref, quelques robettes chez Topshop, un mini short en jean, des shoes incroyables, un (pardon, deux) sacs (ben oui c’est pas des minis moi pour rien, sont addicts aussi aux sacs à main), des babioles estampillées Union Jack sont venus remplir la valise que j’avais prévue king size (suis pas débutante, j’ai un master en shopping).

Je n’ai pas résisté au passage über kitsch par la case Memorial Diana & Dodi (mais je vous fais grâce de la photo et de l’enregistrement de la touriste qui nous a infligé gratifiés d’un chant so larmoyant à la gloire de la princesse-trop-tôt-disparue) et ai ainsi découvert le Pet Spa de la maison Harrods. Voui voui, rien de moins qu’un institut de beauté pour bébêtes, planté au milieu d’un étage exclusivement destiné aux quelques millions d’amis british à quatre pattes : cakes pour animaux, colifichets et ornements divers… Pour info, un chihuahua siglé Harrods vaut la modique somme de quelques 2200£ : j’ai hésité… (euh, non, c’est de l’humour anglais :-) )