All Posts By

Lady Pénélope

La vie...

Le roi Roger

Elevée sous le règne des Connors, Borg, Lendl, Nastase et surtout Mc Enroe, je garde une tendresse particulière pour le tennis et surtout les légendes qui le font. Les colères légendaires du grand John, les bouderies de Leconte, le match fleuve de Santoro, Roland Garros en 1983 et la victoire de Noah, les bermudas improbables d’Agassi à sa période néo-grunge, le service à la cuillère de Chang : autant de souvenirs inoubliables. Je n’oublie évidemment pas la sublime Steffi Graff (pour l’avoir vue jouer en live, LA puissance tout simplement), Martina Navratilova, Chris Evert (pour ceux qui s’en souviennent) ou encore Monica Seles.

Mais aujourd’hui c’est Roger Federer qui entre encore un peu plus dans la légende.
Après avoir enfin fait plier Roland Garros qui lui résistait (le fourbe) depuis si longtemps, il remporte son 6ème Wimbledon devant Pete Sampras, le maître des lieux. Un match hallucinant, un cinquième set qui aligne 16-14 : du délire !

Le palmarès est impressionnant : 237 semaines au sommet du classement ATP, 15 victoires en grand Chelem depuis 2003, 20 finales de tournois majeurs d’affilée. Tout simplement le joueur le plus titré de l’histoire du tennis.

Que dire de plus ? Chapeau bas Monsieur…
Ecrans & toiles

When Andy met Penny

Samedi 4 juillet, j’ai rendez-vous avec Andy. Nous devons nous retrouver au Grand Palais où il expose son Grand Monde. Je m’attends à croiser Marylin ou Jackie. Il paraît que Sigmund sera là aussi, accompagné des Marx Brothers. Rien que du beau monde.
Nous ne sommes pas nombreux, est-ce parce que Paris se vide début juillet, que l’expo s’achève dans une semaine, ou que je suis la dernière à ne pas avoir fait la visite ?

Des portraits, encore des portraits, toujours des portraits. Le maître est entré en portraits comme on entre en religion. Le but : « Tous mes portraits doivent avoir le même format, pour qu’ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul tableau intitulé Portrait de la société ».
C’est ainsi que les icônes telles Marylin, Elisabeth Taylor, Debbie Harry, Brigitte Bardot, Lana Turner côtoient les Thirteen Most Wanted Men (une série de photos anthropométriques de criminels recherchés).

Un monumental portrait de Mao trône à l’entrée d’une salle. L’acrylique et encre sérigraphique est certes une technique parfaitement maîtrisée par Warhol, mais sur un format de plus de 4x3m elle est encore plus impressionnante. Je remercie au passage l’experte visiteuse qui a eu la gentillesse de nous éclairer longuement sur les secrets de la technique employée. Preuve en est que l’art est propice aux rencontres et aux échanges.

Les tableaux de Warhol font partie des références communes. Sans être fan, chacun les reconnaît aisément. Gabrielle Solis dans Desperate Housewives, a son portrait warholien dans l’escalier de sa maison de Fairview. La maison de porcelaine Rosenthal décline une série complète de pièces d’arts de la table reprenant les modèles d’Andy Warhol.
Il est possible aujourd’hui de faire réaliser une toile « à la manière de… » pour une somme raisonnable. Lors de la visite, il est indiqué que les portraits du maître (taille 40 pouces x 40 pouces) étaient facturés 25 000$ le premier et 15 000$ (seulement) les suivants… Oups !

La visite se termine. Le voyage en warholie a tenu ses promesses. Du beau qui fait du bien.

Debbie Harry

Le sublime Giorgio Armani

Ailleurs

Holidays !

Le 21 juin et les soldes nous l’avaient laissé entrevoir mais maintenant c’est une certitude : l’été est là.

Les congés scolaires ont commencé hier. Le rythme estival commence : moins de trafic sur la route, pléthore de places de stationnement, activité ralentie pour cause de températures caniculaires, barbecues et pique-niques qui occupent les week-ends, passage quasi-obligé par la case terrasse le soir… Tout y est !

Les plus chanceux bouclent leurs valises, ceux qui doivent attendre encore un peu rayent consciencieusement les jours qui passent sur l’agenda (ne cherchez pas, je parle pour moi).
Même si nous avons quitté l’école depuis longtemps, « les grandes vacances » font partie de nos repères les plus fiables : to be or not to be juillettistes ou aoutiens.

Alors même si le départ n’est pas pour tout de suite, passons en mode « vacances ». Adoptons les tenues de rigueur, oublions les difficultés de l’hiver, profitons des beaux jours et ayons soif de légèreté pour les semaines à venir (au moins).

Tendances

Leçon de shoes

Les soldes attaquent leur deuxième semaine et les remises se multiplient. Alors que nous en sommes déjà à -50% sur certains articles, il y a de quoi se demander à combien les rabais finiront à la fin du mois de juillet ? 2 articles achetés : 3 articles offerts ? Wait and see…
La crise (encore !) est là et bien là.

Preuve en est le nom de la collection FW 09/10 de Rock & Republic : Recession. Tout est dit.
La marque, qui a un temps diffusé une ligne de jeans signée Victoria Posh Beckham, jouerait donc la sobriété ?
Il suffit de regarder cet escarpin présenté dans la rubrique « Air du temps » du Nouvel Obs : ligne épurée (pour une fois que less is more ne nous plaignons pas), talon inox, mais inscription conséquente.

S’il ne doit y avoir qu’un modèle à talon fin de plus de 10cm dans le dressing, au moins le retrouverons-nous d’un seul coup d’œil. Il suffit de savoir lire… Merci R&R.

Tendances

Addiction fatale…

Premier samedi des soldes, n’écoutant que mes bonnes résolutions (que je me répète telles des mantras depuis plusieurs semaines) je me suis lancée dans une tentative de "shopping raisonnable". Une évidente contradiction dans les termes, un non-sens, ainsi que je m’en suis bien vite aperçue, à peine sortie de chez moi.
Précisons que j’ai la chance (ou la malchance, tout dépend…) d’avoir pour voisines de sublimes boutiques alignant babies, escarpins, salomés, derbys, mocassins et autres tongs ou nu-pieds. S’y côtoient Prada, Miu Miu, Gucci, Chloé, Christian Louboutin ou encore Jimmy Choo (mon préféré). Je les vois depuis des mois, les unes après les autres, au gré des vitrines offertes.
La sandale à talon Christian Dior a laissé sa place à la ballerine Marc By Marc Jacobs, qui elle-même s’est effacée pour un improbable escarpin Sergio Rossi.
Cette valse des souliers s’est arrêtée et aujourd’hui elles trônent toutes ensemble. Diamonds are a girl best friends disait Marilyn, les chaussures aussi.

J’abandonne mes belles tentatrices pour me diriger vers ma boutique fétiche. Sa fréquentation, épisodique malheureusement, est toujours l’occasion de découvrir des pièces extraordinaires, originales, divinement féminines. Evidemment, les portants sont garnis de merveilles qui ne demandent qu’à vous envelopper de leurs matières douces…
Je récite encore et encore mon hymne (« des chaussures point tu n’achèteras, nul besoin tu n’en as »). Mais quand le drame se noue, on ne l’arrête plus. En quelques minutes, mon sort est scellé.

Depuis quelques mois, je suis de très (trop) près les collections de chez Dsquared2. Les jumeaux Dan et Dean sont, à mon sens, parmi les plus fertiles et imaginatifs créateurs actuels. Leurs défilés combinent élégance, originalité et créativité. Rien d'extravagant, juste sobriété et perfection. Le moindre de leur vêtement ou de leur soulier recèle sa part de génie. En un mot, j’adore.

Alors que je sors, je la vois, elle, celle que je n’espérais plus. La paire de sandales à brides, qui assume son talon de 10cm. Importable ? Même pas. Plus dans ma taille ? Non plus. Elles sont disponibles. Je récite, encore et encore. Peine perdue… N’écoutant que ma déraison, je demande au jeune homme qui me les a proposées de bien vouloir envelopper le précieux Graal. Je n’ai décidément aucune volonté…

Je repars, heureuse et un rien coupable. En rentrant, je croise mes amies de chez Marc, Sergio, Miucca ou Jimmy. Désolée les filles, je ne vous vois plus.
Une autre fois peut-être ?

 
Mots & notes

So long Michael…

Incroyable. C’est le seul mot qui nous est venu, avec Orange Mécanique, quand nous avons appris la nouvelle du décès de Michael Jackson.
Non que nous ayons cru, bien qu’il ait essayé de nous le faire croire longtemps, que la cryogénie et autres caissons à oxygène allaient le rendre immortel.
Mais l’homme aux 750 millions de disques vendus, celui qui allait donner un roi à la pop, le visionnaire que a élevé le clip au rang de court-métrage, le créateur de Billie Jean, Beat it, Black is White, Bad, Say Say Say, Heal the World et autres Dangerous fait partie de l’histoire musicale de tous.
Certains aiment, d’autres adorent ou bien encore détestent. Les turbulences et zones d’ombre de sa vie privée n’ont laissé personne indifférent…
Fred Astaire voyait en lui son héritier. Il a appris les techniques vocales auprès de Diana Ross, a travaillé avec Quincy Jones, Paul Mc Cartney et d’autres parmi les plus grands.
Le 20ème siècle a eu Elvis et Michael. Qui prendra la suite ? Qui relèvera le gant ? Qui parviendra à créer un univers ? Aujourd’hui, nous ne trouvons que peu, ou pas, de candidats…
Une chose est certaine, sa musique est là, abusons-en…