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Lady Pénélope

Ecrans & toiles

Recherche Robert désespérément…

La nouvelle avait fait l'effet d'une bombe. Guy Ritchie (ouhai l'ex de Madonna, comme Sean Penn, mais on va bien finir par ne plus y penser..) a décidé de tourner une scène de Sherlock Holmes 2 à Strasbourg. Passés les quelques jours de doute raisonnable (franchement, Robert Downey Jr et/ou Jude Law en terre alsacienne, vous y auriez cru vous ? non, bon), le canard du coin publiait l'info complète : OUI c'est vrai, OUI on recherche des figurants, NON les mégas stars ne seront pas présentes pour cause de non-scènes qui nécessitent leur intervention. Demi déception donc mais qu'à cela ne tienne, Strasbourg n'est pas Cannes et encore moins Cinecitta alors l'heure était aux réjouissances.

     

  

C'est ainsi, qu'après plusieurs semaines d'attente, de castings pointus lors desquels les heureux élus ont été soumis à la signature de THE clause de confidentialité extra forte et d'investissement de quelques hauts lieux à forte valeur touristique ajoutée, ils sont venus, ils sont tous là (comme dirait l'ami Charles). Plusieurs jours de tournage qui ont nécessité la transformation des environs de la cathédrale : c'est ainsi que la future-ex capitale européenne a vu ses façades transformées, a entendu des bruits de sabots de chevaux sur les pavés du secteur piéton, sans oublier le parvis du 5***** local assiégé par quelques groupies bien informées.

  

Car oui, grâce à la vox populi, l'info a transpiré. Robert Downey Jr, alias Iron Man, alias Larry Paul dans Ally Mc Beal, alias Sherlock le grand est là, en chair, en os et en bonnet. Malgré une enquête et une filature minutieuse, je n'ai pu approcher le bad boy en question (précisons que l'acteur était  accompagné Madame son épouse, alors non rien de rien, ne regrettez rien les filles : no autographe anymore…). J'ai néanmoins la chance de connaître un généreux veinard qui m'a fourni la preuve en images de sa présence. Mon âme de midinette est comblée… Merci JM !

Ailleurs

Xīn nián hǎo

A peine avons nous terminé les voeux de 2011 (pour les retardataires, c'est foutu, z'aviez que jusqu'au 31 janvier) que nous repartons de plus belle à la mode de Pékin. Point de canard (laqué ou non) mais bien l'année du lièvre de métal. Coincé entre tigre et le dragon, c'est le quatrième signe de l'horoscope chinois. Selon la légende, Bouddha a invité  douze animaux au repas de nouvel an : le rat chaleureux, le buffle déterminé, le tigre courageux, le lièvre casanier, le dragon charismatique, le serpent frivole, le cheval libre, la chèvre dépensière, le singe acrobate, le coq franc, le chien justicier et enfin le cochon généreux. 2011 est ainsi l'année du lapin de métal blanc.

"Les personnes qui sont nées durant l'année du lapin sont talentueuses et ambitieuses. Elles sont très populaires et s'entendent bien avec tout le monde ce qui fait qu'elles sont toujours au centre des choses. Ce sont des personnes pessimistes, et qui n'aiment pas le changement. Elles sont toujours de bonne humeur et sont des bons vivants. Dans le monde des affaires se sont des gens intelligents et qui prennent les bonnes décisions. Cependant les lapins ne sont pas joueurs. Les lapins sont réputés pour avoir une âme d'artiste et ces pourquoi ils ont la plupart du temps de belles maisons. Ils s'entendent bien avec les personnes nées durant l'année du mouton, du cochon ou du chien.". Une source sérieuse (l'AFP siouplait) précise "L'année du Lapin verra beaucoup de relations amoureuses hors des sentiers battus : relations entre deux personnes d'âge très différent, relations extra-conjugales…", déclare l'astrologue Anthony Cheng. Vaste programme qui nous attend. Wait & see !

Sources Mairie du 13e, AFP et Disney

La vie...

Entre-deux…

Les années se suivent et ne se resemblent pas. 2010 a été longue et ponctuée d'épisodes très douloureux ou du moins pénibles, "comme à la fin d'une première vie" comme le raconte si joliment Margaux Motin. Alors j'ai envie de parier sur 2011, de tout mettre sur le tapis et de croire que la chance tourne. Quitte à changer d'année, autant en profiter. Primo déménager. Un cartonnage en règle se profile pour les jours à venir. Une nouvelle maison pour s'y reposer, s'y cacher et finir de tourner la page. Lady Pénelope dans les méandres de l'optimisation du rangement cartonnier : ça promet, surtout quand on constate mon inefficacité en la matière en regardant le dressing. Je vous tiendrai au courant de l'avancée de l'empaquetage. Et puis, deuxio, histoire de tout faire en même temps (inconséquente que je suis), je me suis décidée à changer de job. Non que je veuille vous saouler de mes turpitudes professionnelles (j'en suis à la rédaction du volume 4) mais je vis actuellement ce que l'on appelle un préavis (chez moi ET au bureau, même pas peur).

Pré-avis ? Prêt à vie ? Près à vie ? Quoiqu'il en soit, il s'agit de cette période transitoire où on n'est plus vraiment là mais pas encore partie,  plus vraiment la tête au boulot (ben oui, les projets à quelques mois ne seront plus les miens) mais il faut bien continuer à expédier traiter proprement les affaires courantes, essayer de s'imprégner de ce que sera mon nouvel emploi (tout ça en dehors des heures de travail effectif évidemment), rappeler que "oui je sais, j'ai un pied dehors mais ne soldez pas les comptes trop vite je ne suis pas encore partie". Because on cause professionnel mais au delà de la pénibilité (toute relative) de la tâche, nous sommes des êtres humains. Si si. Il y a une équipe avec qui j'ai passé beaucoup de temps, parfois plus qu'avec ma propre famille. Il y a eu des réussites et des échecs, des désaccords, des malentendus, des engueulades (pas beaucoup, pas notre genre), des bouderies, des rencontres devant la machine de George (je pense à toi Miss Méca'), des barquettes surgelées plus ou moins comestibles avalées vite fait, des déjeunettes improvisées, des pizzas parties, des blind tests sur les new yaourts über-riches-mais-trop-bons, des débriefings de week-ends et de vacances… Bref, toutes ces petites choses qui font que ce n'est pas QUE du boulot et que ces dernières semaines ont un goût bizarre.

J'aurais envie de dire que 3 mois c'est trop long. Ok le boss doit trouver quelqu'un pour occuper mon fauteuil spatial (comprendre "confortable mais sans plus") mais bon. Partir pour une nouvelle mission, s'investir dans un nouveau projet qui trotte (et il est rapide le bougre) dans mon petit cervelet : il faudrait pouvoir le faire plus vite. Ok "on sait ce qu'on perd et on sait pas ce qu'on gagne" mais dans le cas précis le risque se réduit à sa plus simple expression alors go !

Mots & notes

Noah, cékiça ?

Au siècle dernier (pour ne pas dire le dernier millénaire…), passait la série La quatrième dimension (The Twilight zone), diffusée initialement entre 1959 et 1964. Elle racontait des histoires étranges qui s'articulaient autour de la notion du temps et des ses bizarreries. Je vous vois venir et plisser le front en mastiquant discrètement votre crayon fraîchement taillé, essayant désespérément de calculer mon âge. Halte au feu les amis, c'est lors des rediffusions de la série à partir de 1984 (encore un coup de George Orwell) que je l'ai découverte. Non mais… Mais je m'égare. C'était l'époque de Temps X et des jumeaux intergalactiques Igor et Grishka Bogdanoff, qui nous ont depuis démontré combien la réalité dépasse la science-fiction. Tout ça pour dire que la notion de temps reste relative. Une montre la découpera en heures, minutes et autres secondes… Les anniversaires et autres fêtes sont autant de balises rassurantes et immuables et les crémouilles au Q10 ou plus en effacent les outrages parce qu'on le vaut bien.

Mais tout cela n'est rien en regard de la guillotine temporelle que nous assénent nos juniors au détour de questions qui n'ont l'air de rien. La dernière en date valait son pesant de chantilly mangée à même la bombe. Nous étions tranquillement vautrées installées devant une émission à haut pouvoir distrayant (comprendre "les clips sur W9") quand arrive un grand gaillard au physique d'athlète, simplement vêtu d'un boxer blanc (contrat pub avec Sloggi oblige ?) et qui répète avec insistance que "ça le regarde, ça nous regarde tous". "Tiens môman, t'as vu c'est Yannick Noah, tu la connais sa première chanson, c'est pas tout frais, je l'ai entendue sur une compil''. J'avale mon Oreo de travers et demande s'il s'agit bien de Saga Africa, sortie en 1991, et qui a eu les honneurs du Stade Gerland après la finale victorieuse de la France en Coupe Davis contre les Etats Unis ? "Euh j'sais pas. C'est quoi le rapport avec la Coupe Davis ?". Ben à part qu'il était capitaine de l'équipe de France, somme toute, aucun…

Damned, mais qu'est-ce qu'on leur apprend ? Et voilà que je me lance dans un monologue désespéré, reprenant les fondamentaux en dessous desquels on ne saurait descendre. Non Noah (Yannick le père, because le fils Joachim il joue au basket comme Tony Parker mais on va pas tout compliquer) il a pas toujours été chanteur. Il a été un grand (1,93m quand même…) champion de tennis (là, j'ai droit aux yeux effarés genre "ayé môman elle a abusé des Oréo hallucinogènes") et a même été le dernier français à gagner Roland Garros en 1983. Oui c'est le même. Sur ce, je farfouille chez l'ami Google et déniche la vidéo de la balle de match de 83'. Oui le jeune homme à la raquette c'est le même que le moins jeune en slip blanc. Cette petite séance de mise à niveau m'a appris que le temps qui passe se mesure aussi à certaines questions de culture sportive. Entre autres…

 

Tendances

And the winner is…

Il y a quelques jours, avec Orange Mécanique, nous avons essayé d'établir un top 3 de nos it-bags fétiches. C'était sans compter sans cette trouvaille qui allie l'élégance absolue de la maison aux boites oranges à une touche de trash digne de feu Lee Alexander Mc Queen. Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs (si si, j'en connais qui apprécient !) : je vous présente le chouchou de Lady Pénélope !

Merci à Black-Out concept à Genève pour oser l'inimaginable ! (je passe le tarif sous silence : disons que "si le rêve n'a pas de prix, il a un coût"…)

 

La vie...

Sapin’rlipopette !

L'Epiphanie, c'est comme Capri c'est fini. Prête à tout pour tenir mes bonnes résolutions millésime 2011, le sort de feu le sapin de Noël m'a donné de quoi bien commencer. L'an dernier, j'avais honteusement profité de la nuit pour l'abandonner lâchement au pied d'une église proche. Pourquoi la nuit ? Pour esquiver les caméras de vidéo surveillance de ma bien aimée commune et éviter une verbalisation qui s'annonçait onéreuse (entre 150 et 350€ tout de même). Vilaine contrevenante que j'étais… La honte m'avait taraudée toute l'année et je m'étais promis de ne plus recommencer. La résolution citoyenne et éco-friendly pouvait se mettre en marche. J'avais appris, trop tard, qu'une association recueillait les sapins en fin de vie sur une place proche et ce jusqu'à la veille 18H. Précisons que l'info était passée dans le canard local dont il semble que la lecture soit considérée comme obligatoire par nos édiles qui, au passage, n'ont pris la peine, ni d'organiser le ramassage, ni de communiquer sur des solutions alternatives à l'expédition vers la déchèterie la plus proche…

Donc : opération démontage du sujet avec les minis, puis enfouissage dans la voiture (qui a tout d'une grande), puis expédition vers la déchèterie la plus proche pour acheminage prévu vers une filière d’évacuation pour les déchets végétaux. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions comme je n'allais pas tarder à m'en apercevoir. Un individu à la mine patibulaire charmant employé des services municipaux accueille les véhicules à l'entrée de la zone de largage. Il pleut. Je le vois se précipiter. "Quel empressement !" me dis je. Il me hurle : "Hé ho, reculez, c'est pas la peine d'attendre, y a plus de place". Je baisse la vitre et hasarde "ben m'sieur, voui y a la queue mais je voudrais juste déposer mon pov' sapin là bas, dans la benne verte, siouplait". Il rebraille : "Mais vous voyez bien que la benne elle déborde, on peut pas en rajouter, la broyeuse est en panne depuis plusieurs jours. Allez à la déchèterie rue machin, z'auront plus de place qu'ici, quoique j'en sais rien mais ici c'est plein alors stop. Tout le monde a décidé de venir aujourd'hui, vous vous rendez pas compte…". J'ai bien envie de lui dire que c'est pas en juillet qu'on se debarrasse d'un arbre de Noël mais je suis d'une nature prudente donc silence. Entre temps je vois passer des courageux qui portent des sapins jusqu'à ladite benne et qui essuient des regards haineux du môssieur à l'entrée. Il me jette un oeil torve et je préfère battre en retraite. Du moins en apparence… Je me gare sur le trottoir d'en face, extirpe le résineux qui a généreusement résiné dans le coffre de la voiture pendant cette passionnante conversation et retourne vers le secteur vert. (Je fais le grand tour, profitant de ce que Cerbère fait la leçon à un autre malheureux candidat à la porte des Enfers des déchets). Ni vue ni connue je bazarde Sapinus et quitte les lieux discrètement (on ne sait jamais) pendant que les GE (gentils employés) tentent de refouler les très très vilains abandonneurs de sapin. 

A vouloir ne pas être hors la loi, j'ai subi les foudres du gardien chef. Loin de moi l'idée de critiquer tout préposé qui tente d'optimiser son travail, mais à enguirlander généreusement le contribuable qui veut bien faire, on l'engage à ne pas reconduire l'expérience. Donc, l'an prochain, ce sera tenue camouflée et dépose du sapin devant la première poubelle venue. Non mais…

Ecrans & toiles

When Lady Pénélope met Raiponce

Mini moi 1 étant partie pour un raid raquettes-luge de l'extrême, mini moi 2 s'est empressée de faire jouer la corde (super sensible) de ma fibre maternelle pour me convaincre, à grand renfort de sourires et de mamours, de l'emmener voir Raiponce, le dernier opus de Disney. Non que je n'aime pas les dessins animés, et encore moins les contes de fées, mais bon. Autant je reste fan définitive et éternelle de La belle au bois dormant, Cendrillon, La petite sirène, Blanche Neige ou encore La belle et le clochard, autant les "princes charmants" n'étaient plus vraiment les thèmes de prédilection de la maison du regretté Walt. Fut un temps où Disney nous avait asséné son lourdaud Hercule, véritable ode au marketing léger façon 38 tonnes à côté duquel Sex & the City (surtout 2) semblait dépourvu de toute dimension commerciale. Mini moi a eu raison de mes hésitation et nous sommes parties à la découverte de l'histoire de la jolie Raiponce, alias Rapunzel dans le conte original (comprendre avant "réécriture sévère") des frères Grimm.

Une jolie princesse blonde est dotée d'une chevelure d'or qui garantit la jeunesse éternelle. Il n'en faut pas plus pour que la vilaine sorcière Gothel n'enlève le bébé et l'enferme dans une tour pour l'élever loin du monde. Notons que Gothel est doublée par Isabelle Adjani qui prête sa voix avec succès à la retorse kidnappeuse. Au risque d'essuyer un lynchage en règle, j'avoue ne pas adhérer à cette actrice considérée comme un monstre du cinéma français. Dans ce cas précis, je dirais simplement que la mégère lui va comme un gant… Mais revenons à notre héroïne et à son héros. Le jeune, beau et arrogant voleur Flynn Rider, poursuivi par des acolytes peu sympathiques, se réfugie près de la tour, rencontre la princesse et accepte de l'accompagner au royaume (je fais court mais si je dis tout, mini moi va m'en vouloir de déflorer le sujet donc chut). Evidemment, le voyage n'est pas sans embuches, évidemment belle-moman s'en mêle, évidemment on ne passe pas loin de la cata et évidemment tout finit bien. Il faut dire qu'avec des cheveux pareils, Raiponce le vaut bien (oui elle était facile mais je n'ai pas pu résister…). Cerise sur le gâteau, et pour en revenir à mon affaire de doublage, c'est le sexyssime Romain Duris qui double Flynn dans la version française et là, définitivement, je vote pour. 

Ce qui était au départ la BA de Noël s'est ainsi avéré un joli moment de cinéma : techniquement les effets  servent le film et ne lui servent pas d'alibi, "ni trop, ni trop peu". Les cheveux de Raiponse sont une très belle réussite (je n'ai néanmoins pu m'empêcher d'imaginer les séances coiffage d'une toison longue de plus de 20m mais comme ils sont magiques, ça doit être plus simple qu'avec les crinières auto-nouantes de mes minis). Une histoire de princesse qui reprend l'équation fondamentale sorcière-prince-"ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" pour le bonheur de mini moi 2 (celle qui avait demandé un jour si le prince charmant existait ou pas…) et de sa maman qui est décidément une irrécupérable romantique.