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Lady Pénélope

Gourmandises

L’âge de glaces

L’actualité ne manque pas d’imagination. De la suppression des panneaux annonçant les radars automatiques, passée de « définitivement non négociable sans possibilité de retour, non non tant pis pour vous vilains contrevenants » à « bon ben tout compte fait on va re-réfléchir histoire d’être sûrs que c’est vraiment THE super bonne idée » (et tout ça en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire…) aux tribulations carcéro-sofitelo-dskiennes, il y a de quoi alimenter les conversations. N’oublions pas, au firmament du sujet qui marche à tous les coups, la fameuse question de la prise/perte de poids. Celle ci, à l’approche du bikini-time, déchaine soit gentilles remarques signifiant les progrès dans la lutte anti capitons, soit critique acerbe genre « pas mal mais peut mieux faire, t’as essayé la crémouille machinchose, dans ton cas y a plus que ça », ou encore une stupéfaction non feinte style « ah ouhai, – 2kgs, déjà, je le crois pas » (cette dernière est souvent suivie, en off, de « heureusement qu’elle/il me l’a dit, j’aurais jamais remarqué »). Bref.

Cependant, la valeur absolue du sujet bateau all over the world reste la météo. Au hasard d’un rencontre, avec des connaissances qu’on voit à toutes les Saint Glinglin, avec le cousin du demi frère de la belle soeur de la voisine (sympa mais qu’on ne connait pas si bien que ça…), le fameux « il devrait faire beau ce week-end – non – si – z’êtes sûrs… » reste imparable. Si on affine la chose (notamment en consultant l’Almanach Vermot ou encore le Calendrier du jardinier, on s’aperçoit que tout cela relève d’une tradition multi séculaire. Nous sommes aujourd’hui le 25 mai jour de la Sainte Sophie, alias « Sophie la froide ». Elle intervient, quelques jours après la redoutée intervention des saints de glace Saint Mamert, Saint Servais et Saint Pancrace (respectivement 11, 12 et 13 mai) qui sont régulièrement implorés pas les viticulteurs (alsaciens notamment).

Cette année, les températures tropicales (ou presque) confirment un printemps sous le soleil exactement. Merci Sophie.

En cas d’urgence : www.leglacierfranchi.com

La vie...

12 ans !

12 : mois de l'année, signes de l'horoscope chinois, nombre idéal d'oeufs dans une boîte…
Aujourd'hui c'est Mini moi 1 qui fête sa première douzaine.
Comme elles semblent loin les nuits sans dormir, les débuts plus qu'hésitants dans le périlleux exercice de la purée de carotte über salissante, les démarrages laborieux de la marche à 2 pieds (16 mois et demi siouplait), la petite école, la grande école, le collège… Tout ça c'était hier et aujourd'hui la même donzelle pique dans les affaires de môman (et zyeute les chaussures mais là il y a encore un peu de marge, ouf).
Plein de gros baisers pour ton anniversaire 😉

Ecrans & toiles

The good wife, part 2

 

Il y a quelques mois nous avons pu découvrir la série The good wife, made by Ridley Scott et diffusée rapidement sur M6. J'insiste sur "rapidement" car au rythme de 4 épisodes en moyenne par soirée, il n'avait pas fallu longtemps pour épuiser la saison 1. Elle avait malheureusement rencontré un succès relatif, ce qui m'avait un peu déçue, ayant beaucoup apprécié tant la prestation de Julianna Margulies de retour des Urgences que le scénario original, qui évoquait les tourments de Mr Big, pardon, Chris Noth  en procureur déchu de la bonne ville de Chicago, au prises avec une vilaine histoire de moeurs. Succès mitigé donc, au motif qu'il paraît que l'affaire semblait "tirée par les cheveux"… No comment… 

La vie...

Grandeur et dskadence…

L'heure est au strass, aux paillettes et au champagne à Cannes. L'avenir de DSK, ex-président du FMI et aujourd'hui détenu matricule  1 225 782, se limite désormais au pénitencier de Rikers Island (et pas Guan'panamera…), isolé de ses codétenus et autorisé à 3 visites par semaine (en plus de celles de ses avocats). Le projet Elysée est définitivement à conjuguer au passé décomposé et il risque aujourd'hui un nouveau mandat américain de plus de 70 ans. Drôle d'endroit pour une fin de carrière…

Photos l'Express

Ecrans & toiles

Yes we Cannes

En bonne Woody addict, j'attendais avec impatience la sortie de Midnight in Paris. Pas seulement pour découvrir les dernières élucubrations idées géniales du papa d'Annie Hall, ex de la sublime Diane Keaton ET de la très engagée Mia Farrow. Rappelons (pour  la minute pipole) que cette dernière n'est autre que la mère adoptive de l'épouse actuelle de Woody, devenant par là la belle-mère de son ex mari. Z'avez suivi ? Bon je continue et reviens à Midnight in Paris. Le fameux film a été présenté hors compétition et "on" dit qu'il vaut le coup. Mais voilà, je m'aperçois que la VRAIE question n'est pas de savoir si oui ou non Allen le Grand s'est surpassé mais bien pourquoi Marion Cotillard et Carla Bruni sont absentes de la red carpet. Damned ! Un tel absentéisme est passible de suspension d'allocations, familiales ou autres.

Rater la montée des marches (que pratique divinement Uma la killeuse tous les jours) n'est autorisé que pour des raisons aussi sérieuses qu'exceptionnelles : emprisonnement (ou garde à vue, ça marche aussi) ainsi que Lindsay Lohan l'a tenté en 2010, nuage de cendres volcaniques (des fois qu'Eyjafjallajokull tente un come back mais ça se saurait), grossesse… Concernant ce dernier motif, Marion Cotillard ne laisse pas de place au doute. S'agissant de Carla Bruni-Sarkozy, je ne saurais essayer de percer ce secret (de  polichinelle ?).

La vie...

La guerre des blondes aura t elle lieu ?

C’est l’histoire d’un (difficile) ménage à trois, entre Elle, Lui et l’Autre. Somme toute une histoire très banale, ordinaire, mais qui fait des ravages. Quand Elle et Lui se sont rencontrés, il fréquentait l’Autre du bout des lèvres depuis bien longtemps. Elle était au courant, mais comme toute femme amoureuse, elle était certaine que l’Autre ne ferait pas long feu. Il y a eu un temps de pénible cohabitation et puis il a décidé un jour qu’il en resterait là avec l’Autre, parce qu’Il le valait bien. Certes, après des années de relation aussi intense, on ne se quitte pas comme ça. C’était le temps des crises (et pas des cerises), des moments de solitude ou d’angoisse, des envies de la retrouver, en cachette d’Elle… Bref ça n’a pas été une slim affaire mais il avait décidé de ne pas mégoter et il a mis le paquet. Malgré les tentations, car elle était partout la vilaine, il était parvenu à maintenir l’Autre à une distance raisonnable à grands renforts de dérivatifs pour ne plus lui laisser de chance de revenir. De son côté, Elle tolérait cette vieille maîtresse à petite dose, persuadée qu’une pratique épisodique valait mieux que des frustrations inutiles. L’histoire s’apaisait. Plus de nuages à l’horizon. Et puis… L’Autre est revenue, à la faveur d’un excès de confiance ? Dans un instant d’égarement ? Personne ne le sait mais d’un rendez vous de temps en temps, le rythme est redevenu régulier. Il n’y peut rien, l’Autre est la plus forte. Elle a bien essayé de lutter. En mettant le doigt dessus, trop sans doute, mal peut être. Les mois de lutte acharnée se sont envolés en fumée. Tout est à recommencer. Elle, Lui et l’Autre, comme avant. Ou presque.

Roméo et Juliette est une belle histoire d’amour mais aussi le nom d’un cigare. Gainsbourg le Grand était un fumeur de Gitanes. Marlboro fait des vêtements. Philippe, Maurice, Winston sont des prénoms plus vraiment en Vogue.
Mais Salem veut dire « paix », alors l’espoir est permis.

http://http://www.youtube.com/watch?v=7U0wAW17V_U

Tendances

Prenons de lightitude avec Karl

Les beaux jours, les robes légères, les couvertures de magazines qui vantent les régimes pseudo miracles qui retendent ici, raffermissent là, donnent la pêche, remontent les fesses et donnent bonne mine (si, si, tout en même temps comme chaque année) : l'été est là avec son cortège de repères rassurants. Et puis, comme à chaque saison, il y a le it-kek chose : avec le it-bags il y a les it-bottles (d'ailleurs on peut mettre la seconde dans le premier histoire d'être au maxi top). Cette année, super Karl frappe trois fois plus fort avec le relooking de la fameuse bouteille Coca Light.

Trois comme les Drôles de dames sauf que ce sont les tops Coco Rocha, célèbre mannequin de l'agence Elite, Heidi Mount, dernière chouchou de Karl et Jeneil Williams,  la sublime Jamaïcaine. Chacune représente un des modèles designed by Karl : respectivement rayée rose et blanc, élégante à pois ou rock star. 

J'adooore le travail de Karl le Grand, qu'il s'agisse de Chanel, de ses photos exceptionnelles, de ses pubs où l'infâme gilet de sécurité jaune fluo façon Stabilo Boss (non cet article n'est pas sponsorisé) pourrait devenir le it-gilet über décalé qui relègue celui de Pierre au placard ou encore de celle pour la Golf so french friendly et il reste mon maître absolu. 

Mais j'avoue une vilaine pensée. Quand, au détour d'un abribus aperçu d'un coin d'oeil peu (pas?) réveillé, j'ai découvert les trois grâces et leur canapé, j'ai tout d'abord cru voir la petite dernière de King George, comme une suite à son tête à tête avec Saint John-Pierre Malkovich (depuis que je sais que mon Clooneychou a rompu avec sa brune incendiaire, tous les espoirs sont permis : à quand un George-factor que je postule ?).  

Un second regard a déçu mon furtif espoir tandis que je me demandais si monsieur Karl avait basculé dans le kitsch absolu en associant Naomi (Campbell) la panthère, Mireille (Mathieu) la demi déesse française au Japon (Alain Delon en homme quoi…) et Vanessa (Paradis) la divine. Je me suis dit, "là Karl, tu vas peut être un peu loin dans le second degré mais tu n'as peur de rien, tu es le plus grand". Mais non, les personnages s'appelleront Eleonore, Bernadette et Irène dans la version TV. Je suis presque rassurée.