Dimanche 23 octobre 2011. Après une coupe en demi teinte, la France s’incline 7-8 devant les All Blacks. « Seule la victoire est jolie » disait Michel Malinovski. Rescapés des matches de poule, vainqueurs à (déjà) un petit point du Pays de Galles, la France est à la seconde place. Blacks are beautiful mais le spectacle a été beau, très beau. Merci les Bleus !
Lady Pénélope
Il y a quelques jours, avec mon jumeau blogalactique Mich et son Grand blog de Haguenau, nous avons eu les honneurs d’Alsace 20 rubrique 2.0 pour un clin d’oeil à la blogosphère alsacienne. Un grand merci à Morgane et à l’autre petite chaîne qui monte !
Dimanche avec les minis. Histoire de reprendre les bonnes habitudes, nous sommes parties au cinéma pour une nouvelle expérience. Audacieuse il faut le dire, à savoir emmener deux donzelles de 12 et 10 ans voir un film en noir et blanc, muet de surcroit. Quand on sait que dans la salle d’à coté se jouait Un monstre à Paris (avec Vanessa Paradis, M et Gad Elmaleh), le défi était de taille. Les minis ont pourtant joué le jeu et… adoré !
Primo : un Jean Dujardin palmé parce qu’il le vaut bien : à la fois drôle, tendre et douloureux dans le rôle de la superstar du muet qui ne veut pas voir que sa carrière est en péril. Deuxio, Bérénice Bejo, plus solaire que jamais. Je l’avais repérée dans OSS117 volume 1 et elle trouve ici un rôle qui lui va comme un gant. Elle n’est que sourire et aurait aussi mérité une jolie récompense.
Et puis, dans un presque troisième rôle principal (si si j’ose le dire), il y a Jack. Le jack russell de Georges Valentin. Génialissime compagnon, rigolo au possible, efficace quand on a besoin de lui. Déjà que j’étais fan de ces bébêtes, je risque de craquer sous peu mais je me retiens…
Au final, un très beau film, à la fois comédie (musicale) et mélodrame, où on rit beaucoup, où on peut oser une larmichette d’émotion (suis un peu sensible que voulez vous…). Les minis ont beaucoup aimé, leur maman aussi. Rien de tel qu’une séance de cinéma et un vrai bon film pour passer un dimanche apaisant.
Il y a quelques jours j’ai emmené les minis moi voir Maman. Non non, pas leur grand mère, mais bien la sculpture monumentale de Louise Bourgeois.
Cette araignée immense (927,1 x 891,5 x 1023,6 cm) n’est pas un hymne à Spiderman mais « le symbole de l’histoire infinie de la vie, dont le principe est de se renouveler constamment : ce qui est réconfortant est aussi menaçant ». Elle est également la représentation du travail de la mère de l’artiste, qui réparait les tapisseries dans l’atelier de son époux.
Maman voyage. Après Londres, Paris, Bilbao ou Saint Petersbourg, Maman pose ses pattes dans le jardin de la fondation Beyeler. L’exposition propose d’autres oeuvres de l’artiste, entourées de celles de Roy Lichtenstein (mon chouchou), Andy Warhol ou Alberto Giacometti…
Fondation Beyeler, Bâle
Louise Bourgeois, A l’infini…
3.9.2011-8.1.2012
Il était une fois une épicerie de quartier. Un « petit commerce de proximité comme on dirait aujourd’hui. La devanture arborait fièrement fruits et légumes choisis soigneusement. Point de produits gâtés ou d’origine indéterminée. Que du beau, que du frais. La porte passée, il fallait résister à l’envie de plonger sa main dans les arachides qui trônaient dans un grand panier. La crèmerie (et son brie au goût incomparable) avait son secteur, au fond. Non loin de là, la trancheuse était prête à débiter jambon et autres charcuteries. A droite, il y avait aussi une petite zone où s’alignaient fièrement boites de conserves et jus de fruits (ces derniers parfois en petites bouteilles qu’on avait le droit EXCEPTIONNELLEMENT d’aller boire dans l’arrière boutique). L’ambiance était souriante et chaleureuse. Ca sentait toujours bon. On y venait « faire les commissions » mais aussi papoter, de la pluie et du beau temps, du rhume du petit dernier ou du chat de la voisine, ou encore prendre des nouvelles de madame Angèle, qu’on avait pas vue depuis sa mauvaise chute de la semaine dernière et à qui on se proposait d’apporter ce dont elle avait besoin, la pauvre…
Certes la grande distribution a permis de faire entrer la consommation régulière de viande dans les ménages, de faire baisser les prix du caddie moyen (quoique) et d’oublier à quelle saison correspond tel légume (« ah bon, on ne trouve pas de fraises en janvier ? »). La ligne de caisse aligne des hôtesses qui aimeraient qu’on n’oublie pas qu’elles sont bien vivantes. On propose des « concepts à cuisiner » full options (leçons comprises parce qu’on le vaut bien) qui font rentrer le prix d’une Golf dans la cuisine. Topchef, Masterchef et autres truc-chefs se multiplient mais les statistiques confirment la progression de l’obésité chez les plus jeunes pour cause de consommation abusive de sodas et autres plats préparés bourrés d’huile de palme et de conservateurs divers et variés. Les primeurs sont soi disant « traçables « mais arrivent de si loin que cette traçabilité nécessite de bonnes connaissances en géographie ou dans l’utilisation de Google maps.

caisse 2.0 ?
La dernière qu’il m’a été donnée de découvrir est le nouveau système de paiement über hygiénique mais dramatiquement déshumanisé pratiqué par la nouvelle boulangerie du coin. Quoique j’hésite à utiliser « boulangerie » s’agissant d’un établissement qui cuit sur place des pâtons livrés en camion frigo… La new caisse donc, où on introduit soi même pièces ou billets histoire que la préposée (non, là, le mot « boulangère » je ne peux pas) ne touche pas l’argent avec la même main que celle qui saisit le pain. Je reconnais que la monnaie est un support rêvé pour les bactéries en tous genres et qu’on n’emballe plus le poisson dans du journal depuis longtemps, mais quand même…
Il y a la nouvelle carte de paiement « sans contact » (dont le succès semble se faire toujours attendre), il y a maintenant la baguette sans contact. Dans l’épicerie de ma grand mère, c’était ce contact qui faisait la différence. Et il y avait toujours du monde.
Cette rentrée nous a réservé une bien belle équation : Christian Dior et le Chateau de Versailles + Charlize Theron, l'icône glamour + Beth Ditto, le poids lourd de toute la musique que j'aime (comme dirait l'ex idole des aujourd'hui moins jeunes).
Sans hésiter, j'adooore !
http://www.youtube.com/watch?v=mXrWiJcmvBI








