Quand j’étais petite (au dernier millénaire), Donald était un canard sympathique, certes parfois un peu crétin, amoureux de na nunuche Daisy, cousin d’un snobinard appelé Gontran et affublé d’un oncle radinissime sobrement nommé Picsou (chantre de des économies à grande échelle). L’ensemble constituait un univers rassurant et la parution le lundi du Journal de Mickey était un rendez-cous incontournable. Le temps passe, les bonnes intentions aussi…

Je ne suis pas éco-intégriste mais tout de même… A mon crédit, je trie les déchets (comprendre « j’ai un container à part pour le papier et le plastique »), j’essaie de limiter les emballages inutiles, je promène mon sac de courses en textile de coton hautement réutilisable à l’infini et je m’astreins à manger chaque jour des fruits et légumes de saison (bon, pas 5 différents non plus, faut rien exagérer, mais l’effort est louable vu ma passion toute relative pour les sessions « épluchage en famille »). J’éteins la lumière dans toute pièce que je quitte (quand « économies » riment avec « écologie »), j’use et abuse des transports en commun et du vélo et pratique consciencieusement la chasse au gaspi depuis 1973 (à propos, depuis le temps, s’agirait de le choper celui là…). Donc, en gros, je fais ce que je peux, p’tet pas pour sauver la planète (je laisse ça à Wonder Woman et ses potes en collant) mais pour ne pas empirer les choses à mon humble niveau. C’est déjà ça.

Sauf que le nouveau Donald est beaucoup moins drôle que son bisaïeul. Le v’la t’il pas que pour montrer qu’il est le plus intelligent fort, le nouveau président états-unien a décrété tout fier dans son bureau ovale que son énooorme pays déjà ultra polluant avait décidé de sortir de l’accord de Paris et d’entreprendre d’intoxiquer à lui tout seul un max de monde. Admirons l’ambitieux nouveau projet de celui grâce à qui, rien qu’avec sa consommation de laque pour discipliner son ondoyante et blonde toison, l’action El*** crève simultanément le plafond de Wall Street et le trou de la couche d’ozone. Accordons lui également que sa Daisy à lui présente l’avantage non négligeable d’être (en majeure partie) recyclable car prudemment munie de pièces détachées en silicone véritable mais que son tonton ne doit pas être branché économies vu les dépenses pharaoniques engendrées par ses menues dépenses quotidiennes (relire « Donald à la Trump Tower », « Donald en week-end à Mar-a-Lago », « Donald prend son joli avion glouton en kérosène »…) habilement épongées par le généreux contribuable, lui-même déjà exsangue.
Bref, après avoir asséché les finances de ses concitoyens, il ambitionne de passer à l’étape supérieure, à savoir rien de moins que les océans, les mers, les icebergs, les forêts et tout ce qu’on aimerait tant laisser de propre à nos mômes…
Mais pourquoi est-il si dangereux méchant ? Paaaarce que 😡
Loin de moi l’idée de cautionner le plagiat, mais sur ce coup-là, je fais suivre bien volontiers 😉

#MakeOurPlanetGreatAgain



Certains esprits chagrins (également observateurs attentifs du bulletin météo) déplorent le manque de neige. Au premier rang des désespérés du flocon, les divers exploitants des stations de sports dit d’hiver, désormais divers (type VTT, randonnée ou encore étape terrasse en resto d’altitude…) cherchent des solutions alternatives extrêmes (incantations vaudou) ou plus classiques : on pense évidemment aux canons à neige. Oui mais voilà, le meilleur des canons qui crachouille des boulettes d’eau (et non des flocons, propres à la neige naturelle) ne. peut rien devant une température de 10°. Certaines pistes de ski étant dévolues au golf par beau temps, activer lesdits canons par temps printanier (même la veille de Noël) équivaudrait à arroser soigneusement une pâture déjà bien trop verte… Problème épineux que Kafka n’aurait pas renié, espérant une métamorphose de la vaporisation en poudreuse.


