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Lady Pénélope

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Crache test à la mode belge

Le plat pays (qui n'est pas le mien) ne manque pas d'imagination. Mon passage en Belgique ce week end a été l'occasion de découvrir la nouvelle campagne pour les tests salivaires mise en place par les autorités. Le long des autoroutes sont en effet apparues des affiches avec le slogan Crache test, en 4mX3m siouplait. 

Renseignement pris, cette nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er octobre dernier. Le principe : le même que pour un test de grossesse, mais le test s’effectue au moyen de salive et non d’urine. Les résultats apparaissent après dix minutes au moyen de petites barres : une première barre rose, "de test" pour vérifier que le test a bien fonctionné, une seconde pour indiquer la présence, ou non, de drogues. En cas de résultat positif, le candidat à la sanction se verra bonifié d'une batterie d'examens poussés (en milieu hospitalier cette fois) histoire de confirmer la consommation de cannabis ou autres space cakes… A suivre…

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Sean Penn, braveheart

Ma fascination pour les pipoleries m'amène parfois à des découvertes improbables. Un déjeuner à peine comestible pris furtivement entre deux coups de téléphone au travail a ainsi été l'occasion d'une info qui a bien failli me passer inaperçu. Un Cosmo' à l'abandon, qui date du mois dernier ; pouah me direz vous. Oui mais pour accompagner (ou plutôt faire oublier) la barquette simili synthétique qui devait me faire tenir jusqu'au repas du soir, il fallait bien ça. Donc me voici en train de feuilleter ledit canard quand je tombe sur l'un de mes friendly bad boys préférés, Sean Penn. L'homme aux deux Oscars, à l'ex-épouse rencontrée à Santa Barbara (oui bon, pas vraiment mais même si Robin Wright ex Penn était sublime en couverture de ELLE récemment, elle restera à jamais Kelly Capwell, on n'est midinette ou on ne l'est pas), ex-époux lui même de Madonna herself, ennemi public numéro 2 de George W Bush (alias Junior pour les intimes), Sean le magnifique faisait l'objet d'un article sur le drame haïtien.

Et là, entre les clichés qui montrent les ravages du tremblement de terre qui a secoué l'île le 12 janvier dernier, j'apprends que l'acteur de La dernière marche et de Mystic River, l'interprète de Harvey Milk a décidé du jour au lendemain de s'installer à Port au Prince pour prêter secours à la population. De Malibu à Pétionville il y a plus que des kilomètres, un monde les sépare, qu'il n'a pas hésité à franchir. Mieux encore, il a monté une fondation, levé des fonds auprès de quelques amis milliardaires, affrété un avion (seul autorisé à se poser au milieu des gros porteurs militaires), fait intervenir ses amis du showbiz, s'attache à nourrir les gamins le plus sainement possible et, surtout, veille à ce qu'ils aillent à l'école. De Bill Clinon a Hugo Chavez, les huiles politiques sont priées de mettre la main à la pâte pour fournir médicaments et autres produits de première urgence.

Je vous entends d'ici, en train de vous dire "ça y est, elle verse dans le larmoyage industriel et dans la baignoire de bons sentiments". Mais si le type nerveux qui avait l'alcool mauvais a laissé place à un homme d'action et si des gosses livrés à la famine, la peur et la misère peuvent en retirer un peu de réconfort, je veux bien être accusée de sentimentalisme excessif, j'assume. Au passage, une petite visite sur le site de J/P HRO permet de constater que "là-bas", en Haïti, tout cela n'est pas qu'un souvenir et que mon repas "pas terrible" n'est pas si atroce que ça…
Photos Cyberpresse

Tendances

Inès, Vanessa, Karl et moi

5 octobre 2010. Grand Palais. Paris. La maison Chanel présente son défilé Printemps-Eté 2010. 100 mannequins, un jardin à la française et des créations à couper le souffle. Le mien en tous cas. Certes mademoiselle Coco n’est plus là mais son esprit est bien gardé par le redoutable Karl, cerbère bienveillant mais rugissant. Comme toujours, sobriété et élégance sont les maîtres mots et le défilé est grandiose. Voilà c’est dit. Less is more et puis c’est tout. Non ce n’est pas tout car  monsieur Karl, qui n’en est pas à son coup d’essai, accueille sur le catwalk celle qui a incarné pendant des années l’esprit de la Parisienne, de La femme Chanel, mademoiselle Inès de la Fressange herself.

Divine dans une robe aérienne, elle arbore (avec un naturel qui décontenancerait un moine de retour de Katmandou) ses « à peine » 53 ans. Au milieu de tops plus jeunes (souvent), plus minces (parfois) et (toujours) moins souriantes qu’elle, elle retrouve sa place d’icône Chanel absolue. J’ai grandi à l’époque des Elle Mac Pherson, Linda Evanglista, Cindy Crawford, Naomi Campbell (déjà) ou encore Stephanie Seymour. Mais Inès avait une place à part. Peut être pour ce sourire désarmant qu’elle affichait alors que la moue était de rigueur. Inès chez Chanel, c’est comme un retour aux valeurs sûres, à la maison, à ma fashion madeleine. Sans vouloir jouer les rabat joie, je n’ai jamais vraiment compris l’engouement face à Claudia Schiffer, d’ailleurs un jour répudiée et reléguée au rang de « porte manteau » par Karl the Killer. Avec Inès aussi, ce dernier a chanté « je t’aime moi non plus », mais il y a des couples mythiques, que rien ne peut vraiment séparer.

Mais  il y a une autre « femme Chanel » dans ma vie. Je serais tentée de dire Carole Bouquet, qui est loin de se placer en Numéro 5 dans le classement, mais je pense ici à Vanessa Paradis. Le petit oiseau mis en cage par Jean Paul Goude en 1992 a bien grandi mais a toujours gardé sa place rue Cambon. Aujourd’hui, elle revient pour Rouge Coco, toujours aussi gracile en apparence mais plus fatale que jamais (comme me l’a rappelé Jack hier encore…). Mon Chanel à moi s’appelle Inès ou Vanessa, en 1992 ou en 2010. Alors rien que pour le plaisir, un peu de Vanessa millésime 1992 :

Photos lexpress.fr

Ailleurs

Le tolga, kézako ?

Il y a quelques semaines, les minis moi sont parties pour un voyage exceptionnel, direction le Nord de l'Europe. Point de Rovaniemi et de son Santa Park (où le business de Noël atteint des sommets, tant au niveau des coordonnées GPS que du chiffre d'affaire des tours operator), mais Tromsø et le Nordkapp, à la découverte du soleil de minuit, le tolga. Des questions préalables avaient été posées : "mais ça veut dire quoi le soleil qui ne se couche jamais ? on ne dort jamais ? on n'allume jamais la lumière  ?". N'étant pas allée vérifier sur place, je m'en suis remise à leurs témoignages, tant verbaux que photographiques pour illustrer l'affaire. Les superbes images qu'elles ont rapportées parlent d'elles-mêmes…

 

 

Mots & notes

Le Piano monstre de Babet

Les hasard de mes vagabondages sur le bouquet réserve parfois de bonnes surprises comme mon passage récent sur W9, qui est à M6 ce que Skipper est à Barbie à savoir la petite soeur. J’ai ainsi découvert le nouvel album solo de la violoniste Babet, Piano Monstre, qui sort dans les bacs le 27 septembre prochain. Pour une seconde aventure sans le groupe Dionysos, elle partage des duos avec, entre autres Arthur H ou Edouard Baer. Après le petit aperçu qu’il m’a été donné de voir, j’attends la suite avec impatience !

Brèves de prof, Gourmandises

Reservoir profs

Il y a à peine deux semaines que nos juniors sont rentrés en classe et cela semble faire un éternité. Le rythme cartable/goûter/devoirs est déjà rôdé. Hormis pour le lever de la miss number one qui rechigne à émerger plus tôt que d’habitude mais le starter du collège a décidé arbitrairement que le départ des cours était à 7h50 donc il faut s’adapter. Car oui, il y a cette année une grande nouveauté, le passage au collège de mini moi 1. Ô souvenirs de l’entrée en sixième… Gestion de l’emploi du temps, changement d’enseignant à chaque matière, autonomie renforcée pour cause de programme « à trous »… Comme une madeleine de Proust, tout est revenu, sauf que c’est de celle qui était encore hier un bébé qu’il s’agit désormais. Mais je m’égare…

Rentrée des classes donc. Et, quelques jours plus tard, l’inévitable rencontre avec les professeurs. Le mot d’accueil du principal, Mr Black, reprend les valeurs classiques et fondamentales : Internet et autres sont à consommer avec modération, les devoirs sont à surveiller et il est fortement recommandé de ne pas TOUT accepter de nos enfants. Jusqu’ici tout va bien. Question enseignants, l’équipe se constitue ainsi (mon admiration sans limite au génialissime Quentin Tarentino a guidé mon choix des pseudonymes, si d’aventure certains d’entre eux s’aventuraient sur ce blog, ma progéniture ne doit pas faire les frais de mes petites critiques entre amis) :

Miss Pink : professeur principal, EPS, sympathique et professionnelle

Mr Blue : français : l’entrée en matière est claire « vous voyez le livre de grammaire, oubliez le jusqu’à la fin de l’année, les directives ont changé, il n’est plus d’actualité » : aargh, une angoisse m’étreint : quoi ? la grammaire française a ainsi été modifiée à l’insu de notre plein gré (comme dirait le grand maître Richard V.) ? comme ça, sans communiqué au journal de TF1 ? Damned, le choc est rude mais je m’accroche. « J’utilise le manuel Machinchose, qui remplace son ancêtre le Bled (souvenirs, souvenirs…) et il faut ab-so-lu-ment vous procurer le Bescherelle conjugaison ». Donc, si la grammaire a changé, la conjugaison résiste : l’année s’annonce longue et pleine de surprises..

Mrs Yellow : anglais : très british-british, qui recommande l’usage régulier des dictionnaires et sites anglophones pour accompagner les apprentissages (ah, elle a du louper l’intervention de Mr Black)

Mrs Red : allemand : beaucoup plus souriante que le gardien du Bayern, elle précise que les élèves issus de section bilingues (mi-temps véritable dans la langue de Goethe) s’ennuient ferme vu que la majorité des gamins sont de vrais débutants. « Va falloir qu’ils prennent leur mal en patience, le temps que les niveaux s’équilibrent ». C’est sur que s’il faut rattraper cinq ans de pratique intensive en un trimestre, les méthodes ont furieusement évolué depuis que j’ai quitté l’école ». Mini moi m’avait laissé entendre l’affaire, il y a effectivement de quoi s’inquiéter.

Mr Green: SVT (acronyme qui nécessitait traduction, puisque « sciences nat’  » ou « physique » sont proscrits) : « regardez la nature, identifiez ce qui vous entoure, goûtez du miel à peine sortis de la ruche » : un enseignant nature-friendly qui propose des ateliers de découverte scientifiques pendant l’heure de du déjeûner, pourquoi pas ?

Mrs Orange : arts plastiques : découvrir les diverses expressions artistiques et développer ses talents (de ce côté là, si donc il y a ils ne viennent pas de ma branche, mon dessin du bonhomme ressemble toujours à celui que je faisais à 4 ans, c’est dire à quel point je suis douée…)

Mrs Purple : mathématiques : alors là, la révélation : autant cette matière n’a jamais été ma tasse de thé (au grand désespoir de mes courageux parents) autant une prof de l’acabit de celle que je viens de rencontrer aurait pu me convertir : comme quoi calcul et géométrie ne sont pas systématiquement synonymes de cauchemar.

Bref, une rencontre surprenante mais il faut l’avouer rassurante. Je ne reviens pas sur la grève, cette pathologie souvent incurable du corps enseignant (quoique le mouvement récent n’est pas passé par l’équipe que je viens d’évoquer) mais il est bon de rencontrer des professeurs motivés et impliqués.

Illustration www.teteamodeler.com

Ecrans & toiles

Les garçons sans Hélène…

Ca y est, la rumeur enflait, les paris étaient pris et voilà, la nouvelle est tombée. Après une rémission de quelques années, nous allons à nouveau subir la plaie Hélène et les garçons, sans Hélène ni Johanna (le seul personnage sérieusement attachant avec ses amours impossibles/contrariées/unilatérales avec l’inconsistant Cricri d’amour). Non contents d’avoir noyé le personnage principal, (au figuré pas au propre évidemment) ce qui nous assurait d’un non retour garanti (quoiqu’avec les mystères du PAF, un cliffhanger façon Highlander était envisageable, mais ouf, on l’a évité de justesse), voilà que TMC, nouvel appendice de TF1, nous annonce une nouvelle série. Bien que nouvelle pas vraiment.

A nous Nicolas ( Patrick Puydebat ) (sans Hélène vous suivez toujours ?), Bénédicte (Laure Guibert) et José (Philippe Vasseur) (qui étaient plus ou moins ensemble bien que on sait pas trop mais en y réfléchissant bien pourquoi pas on n’est plus sûrs de rien et c’était il y a longtemps…), Jimmy (Tom Schacht) et autres… Après la cafétéria et la paillotte sur la plage, s’agira-t-il de la machine à café empruntée à M6 ou de la salle des pas perdus d’un tribunal pour des audiences de divorce sans fin ? 26 épisodes de 42 minutes sont prévus pour nous soulager des questionnements qui nous taraudent depuis une vingtaine d’années.

A l’heure du revival intensif, rien d’étonnant à cela. Recyclage quand tu nous tiens…