Lady Pénélope

Parce que le superflu est une chose très nécessaire...

Un week-end à la météo incertaine constitue une bonne excuse à une haute dose de consommation cinématographique.
N’écoutant que ma curiosité, je choisis d’aller voir Je vais te manquer, dernier opus d’Amanda Sthers qui n’a pas été encensé par la critique reconnaissons-le. Je me dis que l’auteur du Vieux juif blonde, pièce magnifique interprétée par Mélanie Thierry (présente au casting) , ne peut pas s’être fourvoyée dans les méandres du film choral. Hélas, trois fois hélas… Pierre Arditi reprend son rôle favori, le grincheux désabusé. Carole Bouquet est fidèle à elle-même, trop sans doute. Mélanie Thierry et Cécile Cassel jouent la carte sans risque des sœurs ennemies mais dans un registre convenu. Anne Marivin et ses copines hystériques attendent le prince charmant qui apparaît à la fin… Ouf, on a failli avoir une surprise. On se demande pourquoi Fred Testot est venu se perdre au beau milieu de tout ça. Seuls Monique Chaumette et Michael Lonsdale apportent cette touche de tendresse et de fantaisie que l’on espérait. Mais bon, au final, une impression de fouillis ou de non-abouti. Dommage…

Têtue jusqu’au bout (si, si, j’assume) je me dirige vers les Confessions d’une accro du shopping. Changement de registre radical me direz-vous. Mais après les pseudo-tourments d’Amanda Sthers, un film léger va me remettre de ma déception. Que ceux qui espéraient une comédie à mi-chemin entre le Diable s’habille en Prada et les tribulations de Carrie Bradshaw dans Sex and the city lèvent le doigt. Abandonnez tout espoir et rebroussez chemin. N’est pas Sarah Jessica Parker qui veut. Entre agitation frénétique et gloussements perpétuels, Isla Fischer agace à vitesse supersonique. Ce qui a pour effet de me faire quitter la salle au bout de 30mn de torture. Sauvée !

Le lendemain, sur les conseils d’un cinéphile averti, nous nous tournons vers Etreintes brisées, dernier Almodovar présenté à Cannes. 2h07 de vrai cinéma. Pénélope Cruz est parfaite en incarnation, assumée et revendiquée, d’Audrey Hepburn. Une femme, deux hommes, un film. L’actrice, compagne du producteur, le quitte pour le réalisateur : schéma classique. Mais l’enjeu véritable de cette passion à trois voix est bien le film en cours de tournage, personnage à part entière. Déclencheur du drame et arme de vengeance absolue. Almodovar raconte, encore, une très belle histoire.

Merci Pedro d’avoir sauvé mon week-end cinéma !

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