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septembre 2012

Tendances

Apfel Store

« Ils sont venus, ils étaient tous là » comme dirait Charles Aznavour. Samedi 15 septembre a été inauguré l’Apple Store de Strasbourg. Ne délirons pas, il ne s’agit QUE d’une boutique Apple (traduction « un magasin informatique qui vend des zordis, plein d’accessoires et logiciels » à moyennant la vente d’un oeil sur eBay) et pas d’un temple dédié à Râ ou autre divinité. Force est de constater que l’inauguration en question a généré une queue de pèlerins clients impressionnante (paraît que les plus motivés ont campé sur la place histoire de récupérer le t shirt collector réservé aux premiers clients !!!) venus découvrir l’univers de Cupertino made in Elsass. Samedi, j’ai reculé devant l’envie d’aller faire joujou avec les Macbook pro et/ou air, iPod, iPad (le même en plus grand) et autres téléphones (point d’iPhone 5, wait & see comme tout le monde).

Ce matin, personne (ou presque). Des vendeurs (sympas et souriants), des managers furieusement concentrés sur leurs iPad (sont ce les chiffres des premiers jours qui vous préoccupent à ce point ?), des genius (comprendre : « le super conseiller qui dépatouille les plantades » ? Ben je croyais que Mac ça plante pas . Ok, je sors…). Avouons que le store est beau, grand, aéré, avec plein de tablettes tout partout. J’ai (évidemment) craqué sur les nouveaux écouteurs et sur une nouvelle housse un peu orange…

La déesse Marketing a bien travaillé mais la sale gosse que je suis est contente avec ses iBabioles 😉

Mots & notes

Marie, Olivier, Suzie et moi

Il ya des films qui font pleurer. Parfois de rire mais la romantico gnangnan que je suis (j’essaie de me soigner mais à quarante ans passés, on ne change pas les rayures du zèbre) s’effondre toujours devant Sur la route de Madison ou Ghost (ou encore à la dernière scène des Ripoux, quand Lhermitte vient récupérer Noiret à la sortie de prison, avec Ripoux 1er attelé au sulky. Cherchez pas, je sais pas pourquoi ça me fait pleurnicher, c’est comme ça). Ma dernière occasion de faire grimper l’action Kleenesque n’est pas due à un film mais à un livre. Vi vi, comme quoi le septième art n’a pas l’exclusivité de mes émotions lacrymogènes et un bon très bon livre qui met la larme à l’oeil est une denrée rare.

Il y a quelques mois, Grangran (alias la grand mère des minis, alias Mom’ pour leur maman) m’a offert un petit livre de poche, comme ça, l’air de rien, en glissant juste « tu devrais lire ça ». L’été a passé, j’ai enfin écumé mon retard de polars. En recroisant la couverture à vache (pas celle du canapé mais celle du livre), je me suis dit que j’allais jeter un oeil aux aventures de Marie d’en haut. En gros, la rencontre d’un gendarme râpeux,  avec une fermière « de caractère« . Je m’attendais à un énième choc des cultures, à mi chemin entre Le mec de la tombe d’à côté « à l’envers » et Le rat des villes et le rat des champs. « Tu devrais lire ça » donc.

Il faut toujours écouter sa maman (ouhai enfin pas toujours non plus, je parle littérature là, même que tu lis parfois mes posts, des fois que tu tomberais sur celui là faudra pas en faire une généralité…). Car effectivement je « devais » lire ça. Marie et Olivier ce n’est pas qu’une histoire d’amour. Il y a certes leur histoire, compliquée à construire car les deux sont tellement écorchés qu’ils ont enfilé l’armure trrrrriple couche et que c’est pas facile d’aimer quand on vous a expliqué que vous n’y aviez pas droit ou qu’on ne vous a pas montré l’exemple (ou les deux, ça arrive aussi). Il y a Suzie, la gamine délurée de Marie (portrait craché de mini moi 2, ceux qui la connaissent vous le confirmeront), adorable et futée comme un renard. Il y a Antoine, heureux de voir sa meilleure amie amoureuse, enfin, mais qui angoisse à l’idée qu’on l’oublie (mais non, c’est impossible, elle a un coeur gros comme ça). Il y a Madeleine (qui me fait penser à quelqu’un que j’ai bien connu et qui nous manque beaucoup) qui a élevé Antoine comme son fils et puis il y a les vaches, les brebis et Albert (le chien)… Il y a leurs amis, leurs amours, leurs emm… (et ça non plus ils n’en manquent pas). Bref 315 pages, pleines de tendresse à revendre mais jamais gnangnan, dévorées en une après midi. Reste la curieuse impression d’avoir passé une partie de la journée avec des membres de la famille qu’on n’a pas envie de quitter (même Jack l’a dévoré en un temps record, moyennant  la disparition du stock de Kleenesque, c’est dire…).

Vous devriez lire ça…

La vie...

La vengeance du carnet à souche

Chaque retour de vacances réserve sa petite surprise. De la fuite d’eau qui transforme le salon en pédiluve à la plante verte qui s’est desséchée façon foin (because oubli de confier la clef à la gentille voisine) en passant par la boite à lettres dégoulinante de courrier, pubs et autres magazines dont on a pas pensé à suspendre l’abonnement (pour le courrier, cf le problème de la clef à la voisine…).
Cette année, la nouveauté était eu rendez vous, sous la forme d’un recommandé avec accusé de réception (le modèle de luxe) à chercher à la Poste. Bizarre, point de renouvellement de carte de crédit en attente et a priori pas de mise en demeure de payer l’électricité ou le téléphone (le prélèvement automatique a été conçu pour les blondes, nous le valons bien). Je mandate une bonne âme pour récupérer le pli au guichet, les horaires d’ouverture de ce dernier étant, évidemment, les mêmes que les miens…

Première surprise : appel de mon vaguemestre « dis donc, l’enveloppe elle vient du Tribunal d’instance, ça te dit kek chose ? ». Damned, kezako que ce bazar ? « Ben ouvre », « ben non, c’est ton enveloppe », « ben si j’voudrais savoir », « ben non », « ben si », « ben non »… 10 mn ne négo téléphonique plus tard, je jette l’éponge et le combiné : « Ok on verra ce soir ». Entre temps je cherche mais non, rien ne vient. Quand même un recommandé épais comme un brouillard écossais… Serais je convoquée comme jury pour la prochaine session du tribunal ? Arrête de délirer Pénélope, on n’est pas chez Perry Mason

Seconde surprise quelques heures plus tard : le titre de la lettre « Notification d’ordonnance pénale ». Aarglll ! Enfer et téléportation, v’la aut’chose… Je poursuis la lecture (après m’être assise, on ne sait jamais) en diagonale « prévenue d’avoir sur le territoire national commis l’infraction suivante (bon, c’est pas criminel, c’est déjà moins pire)…. ORDONNANCE PENALE (en gros et en majuscule siouplait)… réquisitions du Ministère Public… greffier en chef… RELAXONS des fins de la poursuite… » Devant le RELAXONS, effectivement je me relaxe. Je reprends par le début pour trouver ce qui m’avait échappé, à savoir le pourquoi du comment des fois que j’aurais frisé perpète. Ayé, écrit en tout petit je repère « stationnement irrégulier en zone stationnement payant, non paiement de la redevance ». C’était donc ça, eurêka, tilt, dring : ça me revient illico. Une sombre histoire de ticket pas visible qui m’avait valu une prune façon Marie Pervenche (ok, les moins de 40 ans, ça ne vous dit rien les tribulations de Danièle Evenou en tailleur bleu-gris EDF délavé d’origine soi disant couleur pervenche : au fait, filez moi le 06 du styliste, une horreur pareille y a pas prescription, même des années plus tard) et pour laquelle j’avais, au mois de mars renvoyé le talon du PV assorti dudit ticket. Est également indiqué le détail des condamnations : « Amende 0,00€, FGA 0,00€, Droit fixe 0,00€ pour un total de 0,00€ »  ainsi que l’adresse du Comptable du Trésor, « seul habilité à recevoir le paiement ». Paraît que les tribunaux sont engorgés qu’ils disaient…

PS je me demande s’il ne s’agirait pas d’une sombre affaire de vengeance rapport à un post de mars 2011 qui vantait les vertus de l’appli Stop Pervenche : appli communautaire qui invite pourtant à indiquer la présence de nos bienaimée(e) contractuel(le)s afin de leur réserver le meilleur accueil. Je creuse cette nouvelle théorie du complot et je vous dis quoi 😉